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30 juil. 2026

Aven Roger

Participants : Christophe, Daniel, Denis, Francis, Jérôme
TPST : 5h30

L'aven Roger est un trou dans les bois de Roquefort-les-Pins sommeillant depuis des années dans une indifférence spéléologique totale. Nos amis Christophe et Denis ayant eu le vague souvenir d'y avoir fait de la désobstruction au temps de leur jeunesse, ils ont réussi à nous convaincre d'aller tirer quelques seaux au fond de cet aven actuellement profond d'une douzaine de mètres, leur intime conviction étant que la cavité désobstruée mènerait directement dans la source du Lauron, quelque part après les siphons.



Rendez-vous est donc pris pour ce matin 8h à la bifurcation des routes de Pont-du-Loup et de Roquefort. Francis et Christophe s'entassent dans la fourgonnette du Président avec le gros du matos, dont la glacière de Denis qui contient, entre autres, l'une des deux bouteilles de rosé qui seront sacrifiées lors de cette sortie (la seconde étant de mon fait). Les veinards vont se garer au départ de la piste de la Chèvre d'Or (une seule place de stationnement) tandis que Denis et moi attaquons la grimpette du GR qui rejoint ladite piste au niveau du Castellas où nous attendent déjà les trois clampins, frais comme des gardons. Puis la fine équipe se répartit les bagages direction le trou, quelques dizaines de mètres plus haut dans le sous-bois. La température reste supportable et l'aven a l'air bien frais. Dada confectionne un noeud de mickey parfaitement fédéral avec sa corde de quinze mètres puis installe la poulie-frein qui nous permettra de hisser les seaux depuis le fond. "Jérôme, file-moi ta corde que je la passe dans la poulie-frein !" injonctionne le Président. "Quelle corde ?" tombe-des-nues-je. "Ben, celle que tu devais amener" rétorque l'Invincible, agacé. "Mais tu m'a dis que tu amenais la tienne, du coup j'ai pas pris la mienne" me défends-je. Daniel ronchonne qu'il m'avait dit de l'amener quand même et que c'est quoi ce club de bras cassés, et qu'il est pas aidé et que scrogneugneu. Du coup nous ferons avec une seule corde qui servira à la fois à descendre les deux forçats au fond du trou, et après une rapide manipulation, à hisser les seaux.

Francis et moi nous portons volontaire pour la désob' matinale. Nous descendons avec burins, massettes et barre à mine. Le puits unique est plutôt concrétionné et se termine par un comblement d'argile caillouteux au milieu du quel un beau bloc de 30 kg est à moitié enfoui. Nous trouvons également deux bouts de ferrailles rouillés et deux bouteilles vides témoins des travaux menés par Robert Faivre et un certain Roger au début des années 2000. L'objectif est de dégager le bloc afin que le Président puisse, l'après-midi, y percer quelques trous au perfo pour le fragiliser et le débiter au burin. Francis et moi passons presque deux heures à excaver la glaise collante pour libérer le rocher qui finit par basculer. En haut, Dada remonte les seaux bien lourds avec la poulie-frein, encouragé par Denis et Christophe. Entretemps, le détecteur de CO2 industriel que nous avons descendu se met à couiner et affiche 15000 ppm. C'est sûr que dans l'effort, Francis et moi avons pas mal dégazé. Pour autant nous ne ressentons pas d'oppression ni de difficultés à respirer donc nous clouons le bec à la machine et atteignons midi après avoir renvoyé en surface une papardelle de seaux. Dada retransforme la corde de traction en corde de progression et nous nous retrouvons dehors, bien assoiffés avec le sentiment du devoir accompli.

Les deux quilles de rosé bien frais ne résistent pas longtemps aux gosiers arides du GSV, mis à part notre ami Christophe qui, indisposé, n'y trempera que ses grandes lèvres. Deux bouteilles à quatre, ça a tendance à rendre gai et la discussion roule naturellement sur le bon temps du service militaire où on savait vous former de solides gaillards aux techniques de saoûlographie contrôlée (Dada était en garnison à Strasbourg dans un océan de binouze et de vin blanc tandis que je végétais en Charentes, au milieu du Cognac). 



A 13h, Christophe et le Président descendent au fond. Auparavant Dada m'a expliqué comment défaire le mickey d'amarrage pour passer la corde dans la poulie-frein. Jusque-là ça va. "Et surtout évite de lâcher la corde dans le puits parce qu'on aurait pas l'air cons pour remonter" persifle le Grand Homme. Non mais il me prend pour qui ? Et bien pour ce que je suis : un handicapé du noeud ! J'arrive à peine à nouer les lacets de mes chaussures, alors les noeuds de huit, les "queues de vache" et autres noeuds de chaise me passent bien au-dessus. Du coup un doute ma bite : "Dada, qui c'est qui va refaire le Mickey quand vous voudrez remonter ?". Car il faut être clair : Francis, Denis et moi qui sommes restés en haut, constituons une véritable ADAPEI du noeud. "T'occupes, on verra plus tard" évacue le Président qui attaque déjà son bloc au perfo. Je me mets en position de traction sous la poulie-frein à la tête du puits et commence à passer les seaux à Francis posté à l'entrée du trou qui les passe à Denis au-dehors. Nous évacuons ainsi 19 seaux de roche et de glaise avant que la clameur monte du fond : "ça suffit on remonte !" suivi de "démerde-toi pour nous faire un mickey, parce que j'ai envie de chier !". On ne peut rien refuser à Dada quand il s'exprime aussi aimablement. Comme le hissage des seaux m'a aidé à éliminer le rosé, mon cerveau passe la surmultipliée et en quinze secondes montre en main, je confectionne un Canada-Dry de noeud de mickey : ça ressemble à du mickey, avec ses deux grandes oreilles, c'est presque aussi sécure qu'un mickey mais c'est pas du mickey. Inutile de me demander comment j'ai pu bidouiller ce truc (que nous n'avons pas osé photographier pour ne pas avoir de problèmes avec la Féderation Française de Spéléologie) et si j'arriverai à le refaire un jour. Toujours est-il que la corde est parfaitement centrée au milieu du puits. Je recommande à Dada de monter en premier car il pourra au moins refaire un vrai noeud de mickey pour Christophe.

Notre intrépide Président commence à grimper, et je constate avec désappointement que mon gloubi-gloulba de noeud se déporte vers l'un des deux amarrages, entraîné par le poids présidentiel. L'avantage c'est qu'il n'ira pas plus loin que l'amarrage, l'inconvénient c'est que la corde se retrouve du coup beaucoup moins bien centrée. Dada sort du puits et jette un regard admiratif à mon oeuvre qu'il interprète ainsi : "en fait tu as enquillé trois boucles qui se sont bloquées les unes les autres entre les deux "oreilles" et qui ont fait ce gros pâté de merde. Ben comme ça a tenu pour moi, ça tiendra pour Christophe !". Et le président de partir chier en catastrophe dans les bois, me laissant face à mes responsabilités d'inventeur de noeud, tenant la vie de Christophe entre mes doigts maladroits. Lequel Christophe s'en fout royalement et termine sa grimpette décentrée un peu plaqué sur l'une des parois. Il se contente juste de remarquer perfidement : "maintenant que ta merde est serrée à mort, bon courage pour la défaire...". Il est 15h30.



Résultat des courses : Dada a réussi à défaire mon noeud sans problèmes, noeud que Denis a finement baptisé "le noeud de rosé" car conçu en état de quasi-ébriété par votre serviteur. De cette belle journée à l'aven Roger il résulte que :

- l'extraordinaire épaisseur de glaise à excaver sera à réserver aux générations futures;

- le rosé glacé a toujours meilleur goût dans les bois surchauffés;

- le "noeud de mickey" peut être remplacé par une solution alternative un peu moins fédérale et qui est susceptible de provoquer un AVC chez notre référent FFS Mathieu, absent aujourd'hui pour cause de congés.


l'inventeur du "noeud de rosé"


Jérôme






8 févr. 2026

Fondue savoyarde 2026 à la Mescla

Participants : Daniel, Jérôme, Mathieu, Francis, Pierre, Lemmy, Yannick, Sacha, Fabien
TPST : 7h
 

Mathieu ayant plus ou moins récupéré ses facultés (c’est-à-dire dans la limite de celles que lui impose son âge désormais bien avancé), la sortie initialement prévue il y a deux semaines et reportée pour cause d’absence du principal intéressé (quand on lui disait que c’était pas une bonne idée de fêter son anniversaire en avance) a pu avoir lieu ce dimanche, avec au programme la traditionnelle fondue de début d’année, ainsi que le soufflage du nombre important de bougies du compère Mathieu. Première sortie pour moi avec ce groupe sympathique dont j’ai fait la connaissance il y a quelques semaines à peine. On m’a informé que la tradition voulait que le nouveau rédigeât le fameux compte-rendu de sortie (j’ai l’impression de m’être fait couillonner quelque part quand même…). Dont acte.

Mon GPS ayant lâchement surestimé le temps de trajet (à croire que les gens du coin doivent stagner à 90 sur la 2 x 2 voies, pour ainsi l’induire en erreur), c’est donc avec un peu d’avance que je parviens au lieu de rendez-vous, rapidement rejoint par Francis, puis Yannick et Sacha, que je n’avais pas encore eu l’occasion de rencontrer, et dont je fais ainsi la connaissance. Chacun arrive ensuite assez rapidement, y compris notre motard en auto de Jérôme, à peine le temps de médire de Pierre (qui devrait arriver seulement une fois l’apéro servi…) que celui-ci nous rejoint, accompagné de Lemmy. 10h30, tout le monde est au complet. Serrages de louche et mains aux fesses, on est contents de se retrouver et on se prépare rapidement avant de se mettre en route. L’occasion d’admirer la tenue flambant neuve de Petit Pierre, on comprend que le papa, fier de son mouflet, s’est fait plaisir sur le coup. Suite à un quiproquo, Dada n’a pas prévu de harnais pour moi. Qu’à cela ne tienne, le Président est un homme pragmatique et d’expérience qui ne s’en laisse pas compter pour si peu. A partir d’un vieux string, il a tôt fait de me confectionner un équipement tout à fait convenable, et, sinon fédéral, du moins presque règlementaire. Il y a bien une ficelle qui pend, un peu trop courte pour être d’une quelconque utilité, et qu’il faudra que j’assujettisse au moyen d’un nœud pour que cela ne se voit pas trop. Cela me rappelle quand, tout gamin, je montais dans la vieille 104 de mon papa, et que je devais faire à l’antique ceinture de sécurité pétée un nœud parfaitement inutile, mais destiné à convaincre les forces de l’ordre en cas d’éventuel contrôle… C’est ça, le GSV, une ambiance familiale où on se sent tout de suite accueilli.

 
 Jérôme, Mathieu, Francis et votre serviteur (photo Yannick)

 
Pierre avec le fiston dans sa combinaison flambant neuve (photo Yannick)

 

 

  

Nous parcourons une trentaine depuis le parking avant de nous introduire dans la fente au fond de laquelle nous attend la grille rapidement ouverte par Dada. Avec les pluies de ces dernières semaines, la cavité est humide, et il nous faut patauger les premiers mètres. Fort éprouvés, et surtout assoiffés par la soixantaine de mètres parcourus, on décide de servir tout de suite l’apéro. Mathieu a visiblement faim, et s’active immédiatement sur son caquelon, oublieux de l’apéro au point qu’on sera obligé de le réhydrater à plusieurs reprises. Ça frotte et ça frotte, remplissant rapidement la cavité d’une forte odeur d’ail. Une chauve-souris ainsi dérangée par les effluves (probablement un cousin éloigné de Dracula) se sauve en nous faisant des gestes pas sympa avec les doigts. Désireux de ne pas reproduire les erreurs du passé, trois tire-bouchons ont été prévus pour ce coup, et Jérôme peut dégoupiller un magnifique Muscat de Rivesaltes. Malheureusement pour moi, suite à une vieille blessure de guerre la consommation de blanc m’est formellement interdite par le corps médical, et je dois donc décliner et me rabattre sur du très bon vin rouge. C’est seulement une fois le gosier bien chemisé par le rouquin que je peux, sans risque pour ma santé, attaquer sereinement le muscat, très bon également. La table se recouvre rapidement de tout un assortiment de douceurs qui nous permettent de récupérer de l’effort engagé. Mathieu demande toutes les dix minutes s’il peut lancer la cuisson, tandis que Dada s’interroge sur ces étranges petites boules vertes : on lui dit que ce sont des cacahuètes au wasabi, une sorte de moutarde japonaise particulièrement conseillée pour les érections défaillantes. Du coup, le Président finit le paquet...

Mathieu veille (photo Yannick)

 Dada goûte au Muscat

Ma propre contribution au buffet venant un peu plus tard, j’en profite pour jeter un œil alentours et découvrir la cavité que je pénètre pour la première fois. Lemmy est tout excité et suit son propre tempo, disparaissant et réapparaissant dans chaque passage, sous l’œil attentif du papa qui se voit déjà devoir expliquer sa disparition à madame, et décide de sortir une corde quand même par précaution. 

Mieux vaut ne pas trop lâcher Lemmy…

 Je découvre quelques bestioles qui me permettent d’initier mes nouveaux camarades à ma passion pour la biospéologie, et j’indique à Lemmy un petit cloporte entièrement blanc et sans yeux, qui va bien l’occuper pendant quelques minutes. Un peu plus loin, quelques-uns de ces intéressants petits coléoptères cavernicoles, Duvalius ochsi (dédié au biospéléologue Jean Ochs, pardon, c’est pas moi qui fait les noms). La population de la Mescla est même assez particulière : très rare et endémique, elle n’est connue que dans cette seule cavité, et même de cette seule zone d’un peu moins de 20 m², proche de l’entrée et nulle part ailleurs dans le réseau, ce qui lui a valu le doux nom latin de janitor, « le concierge ».

 Alpioniscus feneriensis, petit cloporte cavernicole  (photo Fabien)

 Duvalius ochsii « janitor », coléoptère cavernicole de la Mescla (photo Fabien)

Le saucisson de Francis n’a pas fait long feu, et Mathieu s’active désormais sur sa cuillère en bois pour assurer la pitance de chacun. 

 Mathieu s’attaque à la préparation du fromage (photo Yannick) 

L’odeur du bon frometon imprègne le calcaire millénaire à titre d’avertissement pour les visiteurs du futur. Le caquelon se remplit rapidement de morceaux de pain, sans qu’on visse quelqu’un perdre le sien, au point qu’on en vient à se soupçonner mutuellement. Les bottes, fraîchement rincées à l’eau de l’entrée, n’attende que le coup de langue du gage providentiel. La Providence est bien au rendez-vous, car l’ample provision de pain de Francis parvient malgré tout à apaiser la faim dévorante de chacun. Si nul n’est pris en faute, les morceaux de pains s’accumulent pourtant rapidement dans le caquelon où il y a bientôt plus de pain que de fromage : c'est à se demander s’il n’y a pas eu sa-botte-age ! Les vieux sont repus mais, comme il ne faut surtout pas gâcher, le jeune Sacha en pleine croissance se sacrifie et fait un sort au reste de fondue et à la charcuterie qui va avec. 

Le gâteau d’anniversaire de Mathieu prendra cette année la forme d’une tarte aux pommes fournie par le président, sans les bougies qu’on a bien sûr oubliées. Histoire d’amadouer mes nouveaux amis, j’ai ramené des cookies fait maison, qui disparaissent rapidement. J’ai prévu pour les accompagner une petite bouteille Thermos de café, mais Jérôme m’interrompt en me disant que « la sienne est plus grosse que la mienne » et, joignant le geste à la parole, de la sortir pour me la montrer. Cela fait beaucoup. Un peu plus, et on ne pourrait pas finir la tarte...

Dada, Francis et Jérôme se régalent, pendant que Mathieu veille : mais qui a fait tomber un morceau de pain ?

Heureusement que Mathieu a tout prévu, et sort sa désormais traditionnelle verveine à 85 degrés, qui dissipe rapidement les effets de l’alcool et nous remet tout de suite d’aplomb pour attaquer le dessert. Jérôme débouche le Champagne (ça reste un anniversaire), malheureusement à nouveau du blanc que je suis obligé de décliner. Histoire tout de même de ne pas trinquer à vide (ça ne se fait pas !), Mathieu me ressert une verveine. Du coup nous sommes prêts à affronter le rhum arrangé au pain d'épice de ce vieux flibustier de Yannick. On achève cette belle tablée dans la convivialité, et on dit au revoir à Pierre et Lemmy, qui nous avaient prévenus qu’ils ne pourraient pas rester trop longtemps.

Il est temps de dépenser le surplus de calories ingurgitées en faisant un minimum d’exercice, il est grand temps de payer une visite à cette vieille dame de la Mescla, que beaucoup connaissent déjà bien, et que d’autres comme moi découvrent pour la première fois. Direction l’ouest, pour aller voir la rivière souterraine. Le réseau déjà équipé est facile, et à la portée du novice que je suis. Je m’habitue rapidement à longer / délonger, et, moyennant une virole un peu récalcitrante, je suis le groupe sur les traces de Dada, accompagné de Francis et Jérôme qui ferme la marche. En dépit des mises en garde, le franchissement de l’IPN s’effectue sans incident, et l’on parvient rapidement au bord de l’échelle qui s’enfonce dans l’eau profonde et agitée d’un courant rapide. Le temps de lire les plaques commémoratives des deux plongeurs qui ont autrefois perdu la vie dans le siphon, et de philosopher sur l’intérêt du Paic Citron pour faciliter l'enfilage des combis de plongée, nous effectuons un petit détour pour contempler en fond de cavité le méandre bien plus calme et observer d’en bas l'IPN dont nous aurions dû choir si nous ne tenions pas aussi bien l'alcool...

 Franchissement de l’IPN (photo Yannick)

  
La rivière souterraine (photo Yannick)

 Yannick, Francis, Mathieu et Dada

 

 

 Une première victime de la verveine… (photo Yannick)

Retour par le même chemin, avant de s’attaquer à l’autre partie du réseau, où Mathieu m’initie à la poignée ascensionnelle. Il fait très chaud dans cette zone, et l’humidité n’aide pas. On admire les galeries magnifiquement concrétionnées, lorsque soudain Sacha à l’audace et l’impudence de lancer une poignée de boue sur son père. Yannick, en bon pédagogue, a tôt fait de rappeler à son rejeton que cela ne se fait pas, au cours d’une séance de travaux pratique de laquelle il vallait mieux garder une distance prudente. En quelques minutes le pauvre garçon complète sa séance de sauna précédemment initiée par une véritable cure de balnéo avec enveloppement. La boue recouvre jusqu’à sa frontale qui ne lui sert plus à grand-chose. 

 

 Sacha, qui n’aurait pas dû provoquer son père…

 
 
La fin du parcours – Mathieu, Dada, Fabien et Francis (photo Yannick)

L’eau qui a envahi le conduit marque pour aujourd’hui la fin de la balade, et on s’en retourne par le même chemin. Ma propre lampe commence à clignoter, et je me rappelle que j’en avais monté la puissance afin de pouvoir correctement photographier les petites bêtes lorsque nous sommes entrés… il y a presque sept heures, et que j’ai oublié de baisser depuis. Heureusement que je n’ai pas oublié d’en prendre une autre… qui m’attend au camp de base, bien au chaud dans mon sac. 

On remballe et on se dit au revoir. J’en profite pour récupérer quelques vieilles bouteilles ainsi qu’une bougie, oubliées là par un précédent groupe de spéléo moins éco-responsables que le GSV. Il est près de 17h30 quand on regagne l’air libre et les voitures. La pluie n’est toujours pas tombée, on la croisera sur le retour. 

Une excellente journée de découverte, j’ai hâte de remettre ça ! 

 

Fabien