Participants : Daniel, Jérome,
Yannick, Sacha, Francis
TPST :3h30
Après avoir redécouvert à moitié (on verra plus tard l'explication...) l'aven Fuca le dimanche précédent et repointé l'aven Canen dans la foulée, le GSV s'est donc fixé comme objectif la revue du second; je complique les phrases sciemment pour entraîner vos neurones potentiellement atrophiés. Cette fois, l'incontournable trio est complété d'un expert de l'alambic (je dis bien UN car ils sont nombreux dans cette catégorie au GSV) et de son courageux fiston. Les autres avaient piscine...
Rencard à 9h30 à l'Audibergue : tout le monde est là à 9h, c'est dire la motivation des gaillards !
Le petit café au resto à coté pour bien profiter du confort du lieu et c'est parti pour les 20 mn de marche sur une bonne piste dans les bois. Cette fois on y va direct, sans une seconde d'hésitation. Il est 10 h moins des miettes (celles des viennoiseries amenées par l'Expert es distillation) quand on arrive sur place .
Le temps de dégager les branches qui protègent l'entrée et de se changer, le Vénérable attaque l'équipement du puits à 10h30. Il râle car les amarrages ne sont pas comme il voudrait et sa corde de 30 m pour un puits de 21 s'avère un peu juste. En maniaque de la sécurité, il a ajouté une main courante à l'entrée et le regrette un peu... Bref une demie heure plus tard le reste de la troupe, qui a eu bien le temps de s'équiper, attaque la descente, Jérôme en tête pour vérifier le boulot du Président (la confiance n'exclut pas le contrôle c'est bien connu...) et piloter le cadet de la bande, le jeune Sacha. Votre serviteur suit pour guider un peu Yannick. Le père et le fils ont manqué pas mal de sorties au profit de batifoleries culinaires arrosées, alors on les surveille de près.
Un beau puits, un petit méandre, une transition un poil technique, un second superbe puits et on débouche dans la galerie en pente à -50 m environ. Tout le monde est en bas à 12h15.
Plus de cordes dispos
donc on n'ira pas visiter le fond à -62m, via le ressaut qui s'ensuit.
On prend le temps de visiter le haut de la galerie en se cramponnant comme on peut car c'est bien casse-gueule : de la boue qui colle mélangée à un pierrier merdique qui aurait vite fait de nous envoyer un peu trop bas dans le trou ! Avec une corde de 20 m en plus sous le coude on aurait été plus tranquilles.
Hormis le cadet qui dédaigne encore le rosé, se réservant pour le rouge ("avec modération" on dira, des fois que sa mère lise le blog du club...), les autres soiffards ont vite fait d'alléger la bouteille, ceci évidemment pour faciliter la remontée de celui qui la porte car on se serre les coudes (en plus de les lever) au GSV !
Chacun savoure sa
gamelle
et on se met en condition pour la remontée à l'aide de la vieille Prune
de l'ami Yannick (non on ne parle pas d'une de ses roubignolles). Bienvenue est cette douceur car on se caille un peu la
dessous. Le flacon est bien attaqué mais on ne le finit pas
car on est raisonnableu. Quelques photos puis décollage vers 13 h
approximativement (l'effait de la prunnnne cent dhoute...). Le
Président cramponne la corde pour la décoller de la paroi et éviter un vicieux frottement (et oui, il n'avait pas prévu assez de dev'), Jérome ouvre la voie, suivi
de
près par Sacha qui se tape son monté de corde comme pour rire, et sans râler après son baudard qui d'habitude lui broie les noix.
Il est encore frais le bougre et décide avant de virer la combi de visiter le trou qu'on avait trouvé la semaine précédente en cherchant le Canen dans les buis, à 20 m de là. Faut pas craindre de déranger un blaireau pour se glisser la dedans ! Rapide inspection et verdict du vieux sage : à voir si on a le temps...
Retour au parking, pendant que je discute littérature et philosophie avec Jérome, L'Ancien embarque, sans crier gare, les 2 absents du week-end précédent pour leur montrer l'entrée du Fuca.
A peine le temps de déposer le barda dans les voitures qu'une paire de 4x4 s’arrête quasi sur nos pompes et qu'en surgissent précautionneusement d'éminents membres du CDS06 (qui a dit "vieux" ?) qui ont bien évidemment reconnu notre estimable Président.
Les pauvres sont un peu dépités car ils n'ont pas retrouvé leur Pagode !!! On est soulagés quand on apprend que c'est une grotte cachée dans les alentours...
On échange les dernières infos (apparemment de façon plus efficace que lors des réunions prévues à cet effet) et on découvre ainsi que le Fuca ne se termine plus à -90 m mais plutôt à -200 m (d'où le "'à moitié" du début du récit pour ceux qui ne suivent pas). Mieux, la découverte aurait eu lieu 10 jours avant notre visite du week-end dernier ! Stupeur de Dada qui, dimanche dernier, n'a rien décelé, si ce n'est un passage stretch dans l'ancien méandre terminal et pas d'amarrage visible; sûr, il va aller aux renseignements fissa auprès des responsables. D'autant que la suite décrite est plutôt choucarde : un P30 suivi de près par un P70 qui se termine dans un lac assez profond et plus loin un boyau semi-immergé,
avec le courant d'air puissant qui va bien. Z'ont bien bossé les courageux et sveltes défricheurs du Garagahl et du Martel. Bref, peut-être un retour au Fuca dans pas trop longtemps....
Sur ces enthousiasmantes nouvelles, on décarre vers 15h30 me semble-t-il (la prune de Yannick, dont nous avons repris une gorgée à la sortie du Canen, a décidément faussé ma perception du temps)
Francis
(avec les photos de Francis et une vidéo de Yannick extraite de son long mètrage "Les débauchés des vaches qui rient")














































