Participants : Daniel, Jérome,
Olivier, Yannick, Francis
TPST : 8h ou pas loin
Le rendez-vous est à 9h au villlage de Caussols pour découvrir cet aven qui doit son nom au masque caractéristique du loir, petit animal croisé le jour de la découverte du trou par Alain Gomez, le local de l'étape. Voilà un moins 135 m propice à éclater sûrement le record de Yannick et peut-être d'Olivier qui a repris depuis peu l'activité et ne se souvient plus de ses exploits. Fabien a décliné l'invitation car il avait piscine ou plus probablement les jetons de se frotter à Zorro. Bien lui en a pris car l'entreprise a duré plus longtemps que prévu, et on n'était que cinq !
Au départ nous devions faire l'aven de l'air chaud à Saint-Vallier avec ses -240 m mais les multiples petits puits à équiper ont dissuadé le Président qui ne voulait pas passer 18h sous terre !
Arrivé en tandem avant tout le monde, Le Président et son fidèle bras droit Jérome se réchauffent avec un café à la boulangerie, très bien située et pourvue d'un grand parking. La bande est au complet 5 minutes avant l'heure. Le temps de refaire le monde et de s'organiser pour réduire l'escadre à 3 voitures, on décolle 20 minutes plus tard. Quelques minutes de route, quelques minutes pour se garer au cordeau car la place est effectivement très limitée, quelques minutes pour s'équiper, quelques minutes de marche d'approche, quelques minutes pour dégager le trou et enfin quelques secondes pour se répartir les 3 kits de corde : il est dix heures et des babioles quand le Président attaque l'équipement du Zorro.
S'en suit une succession de puits (moins nombreux qu'à l'Air Chaud donc plus rapidement équipés par Dada), un beau méandre de 30 m bien calibré jadis par le même Dada mais quand même bien chiant avec les kits. Ce passage n'a l'air de rien mais est bien merdique pour les néophytes, ce qui nous fait perdre un peu de temps. Nous voila vers 12h30 à la base du P18 à la cote -115, lieu de la ripaille du jour, équipé de toilettes (pipi seulement, le Président ayant formellement interdit popot...).
Comme d'habitude au GSV chacun a amené de quoi égayer le repas (sandwichs ou gamelles light à la base) avec arrosage au moyen d'un Médoc 2020 (Château Amour, la spéléo c'est que de l'amour !) mais aussi avec de la prune hors-d'âge et de la myrte corse distillées par Yannick et Olivier, grands amateurs de produits bio.
A force de contorsions je lâche un vent propice à la méthanisation du lieu et c'est Jérôme qui ayant le rôle de serre-file profite du bouquet, puisque le conduit est du style soufflant... Il me démasque rapidement et me demande si je n'ai pas bouffé au Père Lachaise la veille. Il n'est pas rancunier mais joueur et donc propose de rester derrière moi pour le retour afin d'avoir l'occasion, lui aussi, de profiter du sens de la ventilation pour se venger bassement. Tout cela ressemble un peu au gazage de blaireau dans son terrier.
Après presque une heure de barbotage gluant, on retrouve avec joie notre salle à manger; avec l'aide des deux jerricans de flotte judicieusement placés là, on nettoie comme on peut notre matos pour attaquer la remontée. Profitant d'une corde encore propre, Yannick part comme une flèche, suivi d'Olivier qui se crame assez vite à se battre avec son bloqueur de pied qui ne bloque rien, gadoue oblige !
C'est vrai qu'avec du matériel bien boueux, faut souvent s'y reprendre à 2 fois avant que cela crante, perso j'en chie avec mon croll Petzl ancienne version. Certains puits paraissent interminables. On aurait décidément pu s'éviter la partie boueuse, sans grand intérêt par ailleurs si ce n'est que de descendre encore plus bas !
Heureusement au GSV on se serre les coudes, donc chacun à son tour tend la corde pour faciliter la grimpette du précédent à l'attaque du puits suivant. La répartition des kits se fait au fur et à mesure du déséquipement et on entend alors râler ceux qui héritent des fardeaux les plus lourd dans les passages un peu techniques ou étroits.
Il est 17h50 quand Dada sort en dernier du trou, une heure plus tard que ce qu'il avait prévu. Bien fait pour lui, il n'avait qu'à pas nous traîner dans la boue.
J'y repense maintenant : on avait évoqué une petite reprise de myrte et/ou prune à la sortie pour célébrer les records de profondeur pour Olivier et Yannick. Ce sera pour la fois prochaine.
Francis













