8 mars 2026

Triolisme à l'aven Yvan

Participants : Daniel, Francis, Jérôme
TPST : 7h

Morte saison spéléologique que ce mois de mars tout tristounet qui incite à rester sous la couette plutôt qu'à aller se faire suer à déséquiper un trou en fin d'exploration. C'est pourtant ce dimanche-là que le Président a choisi pour aller retirer cordes et amarrages du fond de l'aven Yvan, quelque part dans les broussailles de Saint-Cézaire  entre l'aven des Baragnes et l'aven Léo. Il lui fallait deux esclaves pour remonter les kits pleins de cordes moisies : l'inévitable Francis qui est de tous les plans foireux et votre serviteur dont la couette était au pressing ce jour-là.

Neuf heures trente sonnent dans le lointain lorsque le TSV (Trio Spéléologique de Vence) se retrouve au parking des Baragnes. Dix heures quinze carillonnent à la montre présidentielle lorsque nous nous enfilons dans le puits d'entrée dont la courte étroiture verticale de deux mètres (qui a fait reculer plus d'un spéléo cacochyme par le passé) est un obstacle plus psychologique que physique. Nous dévalons la succession de puits et de ressauts plus architecturaux que concrétionnés jusqu'à la côte moins 91,5, un puits en dessous du fameux "anus de mouette" dont Mathieu et Daniel vinrent à bout il y a quelques années. C'est le terminus devant lequel même notre très obstiné ami Pierre a baissé les bras et laissé tombé sa massette, massette que je vais récupérer en même temps que celle du Président, plus une collection de burins, plus un fagot de broches plus quelques autres cochonneries métalliques qui traînaient au fond. Soit au bas mot un kit d'une douzaine de kilos. Daniel et Francis en profitent pour tirer quelques coups. Il est toujours émouvant de voir deux aimables gaillards tirer des coups dans un trou. Surtout si ce sont des coups de décamètre. En effet, Dada voulait compléter sa topo du fond avec quelques cotes manquantes, notamment celles de deux puits remontant débouchant sur rien. L'opération est fastidieuse et chronophage. L'heure tourne et après avoir récupéré les cordes, nous cassons la croûte à la base de l'avant-dernier puits. Il est treize heures et pour nous réchauffer je débouche une bouteille de "Rouge Frisson", un petit Vin de France du Vaucluse qui gouleye à souhaits 

J'attaque la remontée en premier en charriant mon kit (certes allégé de ses 75cl de pinard et de mon sandwich) et le kit de ferrailles qui me donne l'impression d'avoir un sac d'enclumes attaché sous les roubignolles. Francis me suit, à disposition du Président qui déséquipe. Au total nous remonterons un kit de quincaillerie et deux kits bourrés de cordes bien boueuses. Le Grand Homme a prévu de laisser la partie haute équipée pour pouvoir accéder ultérieurement à un puits parallèle qui pourrait constituer le point de départ d'un deuxième réseau. Peut-être... 

J'ascensionne sans trop de difficultés malgré le poids, mais en gesticulant du périnée pour que mes deux kits, notamment celui plein de massettes, ne viennent pas s'accrocher dans les lames de roche qui parsèment le parcours. Et çà, plus les sorties de puits un peu acrobatiques, ça vous pompe quand même un brin d'énergie. C'est donc soufflant comme un phtisique en phase terminale que j'atteins le fractio juste au-dessous de la chatière verticale de la sortie. Comme elle est vraiment trop juste pour l'attaquer avec deux kits au cul, nous avons décidé à l'unanimité de nous trois que je hisserai les trois sacs de déséquipement depuis l'entrée en utilisant la corde de descente. Je suspend donc mon kit plein de clous au fractio et sors du trou, attendant le signal de mes deux compères pour commencer le treuillage. Signal qui ne vient pas. Trente minutes plus tard, j'entends Francis arriver à l'amarrage et la manoeuvre peut commencer. Dada ferme la marche et à 17h15, le trio est dehors, ayant accompli sa mission. A ma question : "Qu'est-ce que vous avez branlé pendant une demi-heure pendant que je me caillais les miches ?" Daniel et Francis répondent en choeur : "Tu le sauras jamais, ce qui se passe dans le trou reste dans le trou".

Je ne sais pas trop comment interpréter cela...


Jérôme



1 mars 2026

Encore deux à Roquefort-les-Pins

Participants : Daniel, Francis
TPST : 5h à la louche


Fred lui ayant fait faux-bond pour le traditionnel dézobage dominical au Mardaric, Dada nous a concocté une double visite dans les bois de Roquefort : l'Aven Emile et l'aven de la Tirelire.

Comme d'habitude pour ce secteur, rendez-vous est donné à 9h Chemin du Debram mais avec une variante : le parking se fera à l'autre bout du chemin. Résultat : un parcours dans le dédale des rues du secteur pavillonnaire; on redit bonjour au promeneur à clébards qu'on avait croisé de l'autre coté ! Ça à l'air ballot mais, au final, on ne s'est pas tapé des heures de marche tout équipés. Le Président sait s'économiser…

Du coup, l'Aven Emile, retrouvé en décembre 2025 après des années de recherche, n'est qu'à 10 minutes à pied. Mais il faut le sens de l'orientation du Vénérable pour faire le tri entre tous les chemins possibles… Le temps de dégager l'entrée (grille, solides branches et camouflage), et nous voilà partis à parcourir l'aven. On descend, on remonte, on se faufile dans les méandres, on redescend, on remonte, etc. Au fond d'un puits et à l'entrée d'une suite possible, Dada récupère le collier, la cloche et le crâne d'un pauvre clebs tombé là il y a belle lurette car le numéro de téléphone inscrit sur la médaille ne mentionne que 8 chiffres. Si son ou sa propriétaire n'est pas mort(e)  de chagrin à cette occasion, il ou elle est probablement décédé(e) depuis !


Comme notre expert photos Yannick n'est pas de la partie, je m'y colle avec mon smartphone low-cost et un éclairage insuffisant. Bien évidemment la moitié des images sont justes bonnes à jeter et pour le reste il vaut mieux oublier le zoom pixellisé... C'est dommage car il y a de vraies belles concrétions là-dessous avec de la jolie calcite bien blanche et brillante. 






Dada en profite pour changer une corde et, à l'endroit de son dernier arrêt, pour poser un amarrage ce qui nous permet de prolonger un peu la reconnaissance de la cavité. Il prévoit aussi quelques aménagements complémentaires pour faciliter les déplacements futurs pour travaux… Le trajet dans les boyaux est souvent boueux et on ressort bien cradingues vers 11h30. Pour l'estomac présidentiel, réglé comme un coucou suisse, c'est un peu tôt pour déjeuner; mais le ciel est couvert et sans le soleil on a vite fait de se cailler après avoir transpiré un tantinet. Qu'à cela ne tienne, on attaque la pitance. Dans la foulée je débouche la fillette de Médoc 2022 prévue pour les sorties en très petit comité (à deux, quoi). Cette fois, j'ai pris bien soin de ne pas oublier le tire-bouchons, NPJ (Notre Petit Jérôme) n'étant pas là pour compenser mes faiblesses neurologiques. Le Président quant à lui sort son café pour terminer la pause.

Un court trajet nous amène vers le second aven : la Tirelire. En chemin Dada me montre le X1, le Q1 et d'autres tous bien prometteurs… Un ressaut de 2 mètres et un petit méandre précèdent un P12 avec un fractionnement un peu acrobatique, sauf pour ceux qui ont des grandes jambes. On explore vite fait cette cavité bien moins jolie que la précédente.  A entendre souffler l'expert sur la remontée du P12 et le passage du fractio, je m'inquiète un peu : si lui en chie qu'est que cela va être pour votre serviteur ! Et effectivement, malgré un passage tranquilou du fractio proprement dit je commets l'erreur du crétin et ré-accroche mon crolle sur le mauvais brin de la corde qui pendouille et me retrouve donc bloqué quasi sur le nœud de l'amarrage, ayant à peine entamé la remontée. Quel abruti ! En plus l'Ancien, qui surveillait son padawan en balsa, m'avait dit trouver bizarre ma configuration… A se mettre des baffes quoi. Résultat : au moins 20 minutes à tenter de débloquer ce Petzl récalcitrant… Appui sur la pédale, tractions, contorsions, branlette du crolle, rien n'y fait. Dada redescend même pour me tracter et soulager la tension : que dalle. Pas de panique néanmoins, et finalement je pense, mais un peu tard, à prendre appui sur la boucle de la corde, ce qui soulage suffisamment la tension pour enfin libérer le crolle. C'était simple pourtant mais il faut beaucoup de pratique pour avoir ces réflexes. Je n'oublierai pas cette leçon !

La sortie, un peu chiante en cas de fatigue (on se demande bien pourquoi…), est agrandie quelque peu par le Président qui finit la batterie de son perfo. Fixation de la grille (ça rigole pas), branches, camouflage et on décarre vers 15h30. 




Tous le matos finit dans des grands sacs poubelles : faut pas trop salir la bagnole. La sauterie se termine vers 16h. Enfin presque, car le nettoyage promet d'être long !

Francis

8 févr. 2026

Fondue savoyarde 2026 à la Mescla

Participants : Daniel, Jérôme, Mathieu, Francis, Pierre, Lemmy, Yannick, Sacha, Fabien
TPST : 7h
 

Mathieu ayant plus ou moins récupéré ses facultés (c’est-à-dire dans la limite de celles que lui impose son âge désormais bien avancé), la sortie initialement prévue il y a deux semaines et reportée pour cause d’absence du principal intéressé (quand on lui disait que c’était pas une bonne idée de fêter son anniversaire en avance) a pu avoir lieu ce dimanche, avec au programme la traditionnelle fondue de début d’année, ainsi que le soufflage du nombre important de bougies du compère Mathieu. Première sortie pour moi avec ce groupe sympathique dont j’ai fait la connaissance il y a quelques semaines à peine. On m’a informé que la tradition voulait que le nouveau rédigeât le fameux compte-rendu de sortie (j’ai l’impression de m’être fait couillonner quelque part quand même…). Dont acte.

Mon GPS ayant lâchement surestimé le temps de trajet (à croire que les gens du coin doivent stagner à 90 sur la 2 x 2 voies, pour ainsi l’induire en erreur), c’est donc avec un peu d’avance que je parviens au lieu de rendez-vous, rapidement rejoint par Francis, puis Yannick et Sacha, que je n’avais pas encore eu l’occasion de rencontrer, et dont je fais ainsi la connaissance. Chacun arrive ensuite assez rapidement, y compris notre motard en auto de Jérôme, à peine le temps de médire de Pierre (qui devrait arriver seulement une fois l’apéro servi…) que celui-ci nous rejoint, accompagné de Lemmy. 10h30, tout le monde est au complet. Serrages de louche et mains aux fesses, on est contents de se retrouver et on se prépare rapidement avant de se mettre en route. L’occasion d’admirer la tenue flambant neuve de Petit Pierre, on comprend que le papa, fier de son mouflet, s’est fait plaisir sur le coup. Suite à un quiproquo, Dada n’a pas prévu de harnais pour moi. Qu’à cela ne tienne, le Président est un homme pragmatique et d’expérience qui ne s’en laisse pas compter pour si peu. A partir d’un vieux string, il a tôt fait de me confectionner un équipement tout à fait convenable, et, sinon fédéral, du moins presque règlementaire. Il y a bien une ficelle qui pend, un peu trop courte pour être d’une quelconque utilité, et qu’il faudra que j’assujettisse au moyen d’un nœud pour que cela ne se voit pas trop. Cela me rappelle quand, tout gamin, je montais dans la vieille 104 de mon papa, et que je devais faire à l’antique ceinture de sécurité pétée un nœud parfaitement inutile, mais destiné à convaincre les forces de l’ordre en cas d’éventuel contrôle… C’est ça, le GSV, une ambiance familiale où on se sent tout de suite accueilli.

 
 Jérôme, Mathieu, Francis et votre serviteur (photo Yannick)

 
Pierre avec le fiston dans sa combinaison flambant neuve (photo Yannick)

 

 

  

Nous parcourons une trentaine depuis le parking avant de nous introduire dans la fente au fond de laquelle nous attend la grille rapidement ouverte par Dada. Avec les pluies de ces dernières semaines, la cavité est humide, et il nous faut patauger les premiers mètres. Fort éprouvés, et surtout assoiffés par la soixantaine de mètres parcourus, on décide de servir tout de suite l’apéro. Mathieu a visiblement faim, et s’active immédiatement sur son caquelon, oublieux de l’apéro au point qu’on sera obligé de le réhydrater à plusieurs reprises. Ça frotte et ça frotte, remplissant rapidement la cavité d’une forte odeur d’ail. Une chauve-souris ainsi dérangée par les effluves (probablement un cousin éloigné de Dracula) se sauve en nous faisant des gestes pas sympa avec les doigts. Désireux de ne pas reproduire les erreurs du passé, trois tire-bouchons ont été prévus pour ce coup, et Jérôme peut dégoupiller un magnifique Muscat de Rivesaltes. Malheureusement pour moi, suite à une vieille blessure de guerre la consommation de blanc m’est formellement interdite par le corps médical, et je dois donc décliner et me rabattre sur du très bon vin rouge. C’est seulement une fois le gosier bien chemisé par le rouquin que je peux, sans risque pour ma santé, attaquer sereinement le muscat, très bon également. La table se recouvre rapidement de tout un assortiment de douceurs qui nous permettent de récupérer de l’effort engagé. Mathieu demande toutes les dix minutes s’il peut lancer la cuisson, tandis que Dada s’interroge sur ces étranges petites boules vertes : on lui dit que ce sont des cacahuètes au wasabi, une sorte de moutarde japonaise particulièrement conseillée pour les érections défaillantes. Du coup, le Président finit le paquet...

Mathieu veille (photo Yannick)

 Dada goûte au Muscat

Ma propre contribution au buffet venant un peu plus tard, j’en profite pour jeter un œil alentours et découvrir la cavité que je pénètre pour la première fois. Lemmy est tout excité et suit son propre tempo, disparaissant et réapparaissant dans chaque passage, sous l’œil attentif du papa qui se voit déjà devoir expliquer sa disparition à madame, et décide de sortir une corde quand même par précaution. 

Mieux vaut ne pas trop lâcher Lemmy…

 Je découvre quelques bestioles qui me permettent d’initier mes nouveaux camarades à ma passion pour la biospéologie, et j’indique à Lemmy un petit cloporte entièrement blanc et sans yeux, qui va bien l’occuper pendant quelques minutes. Un peu plus loin, quelques-uns de ces intéressants petits coléoptères cavernicoles, Duvalius ochsi (dédié au biospéléologue Jean Ochs, pardon, c’est pas moi qui fait les noms). La population de la Mescla est même assez particulière : très rare et endémique, elle n’est connue que dans cette seule cavité, et même de cette seule zone d’un peu moins de 20 m², proche de l’entrée et nulle part ailleurs dans le réseau, ce qui lui a valu le doux nom latin de janitor, « le concierge ».

 Alpioniscus feneriensis, petit cloporte cavernicole  (photo Fabien)

 Duvalius ochsii « janitor », coléoptère cavernicole de la Mescla (photo Fabien)

Le saucisson de Francis n’a pas fait long feu, et Mathieu s’active désormais sur sa cuillère en bois pour assurer la pitance de chacun. 

 Mathieu s’attaque à la préparation du fromage (photo Yannick) 

L’odeur du bon frometon imprègne le calcaire millénaire à titre d’avertissement pour les visiteurs du futur. Le caquelon se remplit rapidement de morceaux de pain, sans qu’on visse quelqu’un perdre le sien, au point qu’on en vient à se soupçonner mutuellement. Les bottes, fraîchement rincées à l’eau de l’entrée, n’attende que le coup de langue du gage providentiel. La Providence est bien au rendez-vous, car l’ample provision de pain de Francis parvient malgré tout à apaiser la faim dévorante de chacun. Si nul n’est pris en faute, les morceaux de pains s’accumulent pourtant rapidement dans le caquelon où il y a bientôt plus de pain que de fromage : c'est à se demander s’il n’y a pas eu sa-botte-age ! Les vieux sont repus mais, comme il ne faut surtout pas gâcher, le jeune Sacha en pleine croissance se sacrifie et fait un sort au reste de fondue et à la charcuterie qui va avec. 

Le gâteau d’anniversaire de Mathieu prendra cette année la forme d’une tarte aux pommes fournie par le président, sans les bougies qu’on a bien sûr oubliées. Histoire d’amadouer mes nouveaux amis, j’ai ramené des cookies fait maison, qui disparaissent rapidement. J’ai prévu pour les accompagner une petite bouteille Thermos de café, mais Jérôme m’interrompt en me disant que « la sienne est plus grosse que la mienne » et, joignant le geste à la parole, de la sortir pour me la montrer. Cela fait beaucoup. Un peu plus, et on ne pourrait pas finir la tarte...

Dada, Francis et Jérôme se régalent, pendant que Mathieu veille : mais qui a fait tomber un morceau de pain ?

Heureusement que Mathieu a tout prévu, et sort sa désormais traditionnelle verveine à 85 degrés, qui dissipe rapidement les effets de l’alcool et nous remet tout de suite d’aplomb pour attaquer le dessert. Jérôme débouche le Champagne (ça reste un anniversaire), malheureusement à nouveau du blanc que je suis obligé de décliner. Histoire tout de même de ne pas trinquer à vide (ça ne se fait pas !), Mathieu me ressert une verveine. Du coup nous sommes prêts à affronter le rhum arrangé au pain d'épice de ce vieux flibustier de Yannick. On achève cette belle tablée dans la convivialité, et on dit au revoir à Pierre et Lemmy, qui nous avaient prévenus qu’ils ne pourraient pas rester trop longtemps.

Il est temps de dépenser le surplus de calories ingurgitées en faisant un minimum d’exercice, il est grand temps de payer une visite à cette vieille dame de la Mescla, que beaucoup connaissent déjà bien, et que d’autres comme moi découvrent pour la première fois. Direction l’ouest, pour aller voir la rivière souterraine. Le réseau déjà équipé est facile, et à la portée du novice que je suis. Je m’habitue rapidement à longer / délonger, et, moyennant une virole un peu récalcitrante, je suis le groupe sur les traces de Dada, accompagné de Francis et Jérôme qui ferme la marche. En dépit des mises en garde, le franchissement de l’IPN s’effectue sans incident, et l’on parvient rapidement au bord de l’échelle qui s’enfonce dans l’eau profonde et agitée d’un courant rapide. Le temps de lire les plaques commémoratives des deux plongeurs qui ont autrefois perdu la vie dans le siphon, et de philosopher sur l’intérêt du Paic Citron pour faciliter l'enfilage des combis de plongée, nous effectuons un petit détour pour contempler en fond de cavité le méandre bien plus calme et observer d’en bas l'IPN dont nous aurions dû choir si nous ne tenions pas aussi bien l'alcool...

 Franchissement de l’IPN (photo Yannick)

  
La rivière souterraine (photo Yannick)

 Yannick, Francis, Mathieu et Dada

 

 

 Une première victime de la verveine… (photo Yannick)

Retour par le même chemin, avant de s’attaquer à l’autre partie du réseau, où Mathieu m’initie à la poignée ascensionnelle. Il fait très chaud dans cette zone, et l’humidité n’aide pas. On admire les galeries magnifiquement concrétionnées, lorsque soudain Sacha à l’audace et l’impudence de lancer une poignée de boue sur son père. Yannick, en bon pédagogue, a tôt fait de rappeler à son rejeton que cela ne se fait pas, au cours d’une séance de travaux pratique de laquelle il vallait mieux garder une distance prudente. En quelques minutes le pauvre garçon complète sa séance de sauna précédemment initiée par une véritable cure de balnéo avec enveloppement. La boue recouvre jusqu’à sa frontale qui ne lui sert plus à grand-chose. 

 

 Sacha, qui n’aurait pas dû provoquer son père…

 
 
La fin du parcours – Mathieu, Dada, Fabien et Francis (photo Yannick)

L’eau qui a envahi le conduit marque pour aujourd’hui la fin de la balade, et on s’en retourne par le même chemin. Ma propre lampe commence à clignoter, et je me rappelle que j’en avais monté la puissance afin de pouvoir correctement photographier les petites bêtes lorsque nous sommes entrés… il y a presque sept heures, et que j’ai oublié de baisser depuis. Heureusement que je n’ai pas oublié d’en prendre une autre… qui m’attend au camp de base, bien au chaud dans mon sac. 

On remballe et on se dit au revoir. J’en profite pour récupérer quelques vieilles bouteilles ainsi qu’une bougie, oubliées là par un précédent groupe de spéléo moins éco-responsables que le GSV. Il est près de 17h30 quand on regagne l’air libre et les voitures. La pluie n’est toujours pas tombée, on la croisera sur le retour. 

Une excellente journée de découverte, j’ai hâte de remettre ça ! 

 

Fabien