Participants : Daniel, Francis
TPST : 5h à la louche
Fred lui ayant fait faux-bond pour le traditionnel dézobage dominical au Mardaric, Dada nous a concocté une
double visite dans les bois de Roquefort : l'Aven Emile et l'aven de la Tirelire.
Comme d'habitude pour ce secteur, rendez-vous est donné à 9h Chemin du Debram mais avec
une variante : le parking se fera à l'autre bout du chemin. Résultat : un parcours dans le dédale des rues du secteur pavillonnaire; on redit
bonjour au promeneur à clébards qu'on avait croisé de l'autre coté ! Ça à l'air ballot mais, au final, on ne s'est pas tapé des heures de marche tout
équipés. Le Président sait s'économiser…
Du coup, l'Aven Emile, retrouvé en décembre 2025 après des années de
recherche, n'est qu'à 10 minutes à pied. Mais il faut le sens de l'orientation du
Vénérable pour faire le tri entre tous les chemins possibles… Le temps
de dégager l'entrée (grille, solides branches et camouflage), et nous
voilà partis à parcourir l'aven. On descend, on remonte, on se faufile
dans les méandres, on redescend, on remonte, etc. Au fond d'un puits et à l'entrée d'une suite possible, Dada récupère le
collier, la cloche et le crâne d'un pauvre clebs tombé
là il y a belle lurette car le numéro de téléphone inscrit sur la médaille ne mentionne que 8 chiffres. Si son ou sa propriétaire n'est pas mort(e) de chagrin à cette occasion, il ou elle est probablement décédé(e) depuis !
Comme notre expert photos Yannick n'est pas de la partie, je m'y colle avec mon smartphone low-cost et un éclairage insuffisant. Bien évidemment la moitié des images sont justes bonnes à jeter et pour le reste il vaut mieux oublier le zoom pixellisé... C'est dommage car il y a de vraies belles concrétions là-dessous avec de la jolie calcite bien blanche et brillante.
Dada en profite pour changer une corde et, à l'endroit de son dernier
arrêt, pour poser un amarrage ce qui nous permet de prolonger un peu la
reconnaissance de la cavité. Il prévoit aussi quelques aménagements
complémentaires pour faciliter les déplacements futurs pour travaux… Le trajet dans les boyaux est souvent boueux et on ressort bien
cradingues vers 11h30. Pour l'estomac présidentiel, réglé comme un
coucou suisse, c'est un peu tôt pour déjeuner; mais le ciel est couvert et sans le soleil on a vite fait de se cailler après avoir transpiré un
tantinet. Qu'à cela ne tienne, on attaque la pitance. Dans la foulée je
débouche la fillette de Médoc 2022 prévue pour les sorties en très petit
comité (à deux, quoi). Cette fois, j'ai pris bien soin de ne pas oublier le
tire-bouchons, NPJ (Notre Petit Jérôme) n'étant pas là pour compenser mes
faiblesses neurologiques. Le Président quant à lui sort son café pour terminer la pause.
Un court trajet nous amène vers le second aven : la Tirelire. En chemin
Dada me montre le X1, le Q1 et d'autres tous bien prometteurs… Un ressaut de 2 mètres et un petit méandre précèdent un P12 avec un fractionnement un peu
acrobatique, sauf pour ceux qui ont des grandes jambes. On explore
vite fait cette cavité bien moins jolie que la précédente. A entendre
souffler l'expert sur la remontée du P12 et le passage du fractio, je
m'inquiète un peu : si lui en chie qu'est que cela va être pour votre serviteur ! Et effectivement, malgré un passage tranquilou du fractio proprement dit
je commets l'erreur du crétin et ré-accroche mon crolle sur le mauvais
brin de la corde qui pendouille et me retrouve donc bloqué quasi sur le
nœud de l'amarrage, ayant à peine entamé la remontée. Quel abruti ! En plus l'Ancien, qui surveillait son padawan en balsa, m'avait dit trouver
bizarre ma configuration… A se mettre des baffes quoi. Résultat : au moins 20 minutes à tenter de débloquer ce Petzl récalcitrant… Appui sur la
pédale, tractions, contorsions, branlette du crolle, rien n'y fait. Dada redescend même pour me tracter
et soulager la tension : que dalle. Pas de panique néanmoins, et
finalement je pense, mais un peu tard, à prendre appui sur la boucle de la
corde, ce qui soulage suffisamment la tension pour enfin libérer le
crolle. C'était simple pourtant mais il faut beaucoup de pratique pour
avoir ces réflexes. Je n'oublierai pas cette leçon !
La sortie, un peu chiante en cas de fatigue (on se demande bien
pourquoi…), est agrandie quelque peu par le Président qui finit la
batterie de son perfo. Fixation de la grille (ça rigole pas), branches,
camouflage et on décarre vers 15h30.
Tous le matos finit dans des grands sacs
poubelles : faut pas trop salir la bagnole. La sauterie se termine vers 16h.
Enfin presque, car le nettoyage promet d'être long !
Francis
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