Participants :
Mathieu, Jérôme, Ondine, Rémy
TPST : 6h
« Trou
pluvieux, trou de vieux ». Pour une fois, le GSV fait mentir ce célèbre proverbe
spéléo, car si la pluie est vigoureuse en ce dimanche matin sur le plateau de
Saint-Vallier, les plus juvéniles spécimens du club ont répondu présents. Pour
échapper aux interminables repas de la Fête des mères, la sémillante Ondine, le
fringant Rémy, le frétillant Mathieu et le toujours vert Jérôme n'ont pas hésité
une seconde à braver les intempéries. Mathieu part devant vers 11h20 pour
équiper la cavité et c'est à l'abri de parapluies que le reste de l'équipe le
rejoint une demie heure plus tard.
L'Aven,
réputé pour ses beaux puits concrétionnés, tient toutes ses promesses et la
descente s'effectue sans encombres, le majestueux P68 faisant office de cerise
sur le gâteau. De temps en temps parviennent aux suiveurs les ronchonnements du
pauvre Mathieu en train de batailler avec des spits foireux (et foirés) et des
longueurs de cordes approximatives, vouant aux gémonies et alternativement, la
Fédé, le Président du CDS, le Président du GSV et plus généralement l'humanité
toute entière... S'y ajoutent, à l'occasion du franchissement de trois
étroitures incontournables, les gémissements de Rémy qui essaye de se faire
plaindre à l'aide de « Pffff, je fais demi-tour...chuis trop gros » faussement
désespérés. Fort heureusement, la perspective d'un petit Crémant bien frais à
l'étape (telle la carotte devant l'âne) lui donne des ailes et, rentrant le
ventre, délesté de sa quincaillerie, il passe comme un doigt dans la
vaseline.
La
troupe se rassemble à l'heure espagnole à la cote 118 pour un déjeuner arrosé de
Crémant d'Alsace à température de cave et d'une petite bière de dessert dont
Ondine, fine connaisseuse, s'octroie généreusement la moitié. Pour digérer,
ladite Ondine s'enfile à la suite de Mathieu dans un méandre bien humide pour
aller contempler le siphon terminal à -125, ce qui fera dire à Rémy et Jérôme :
« Ils sont siphonnés ! ». Trop feignants pour ôter leur équipement afin de
pouvoir suivre les deux autres, ces derniers font la vaisselle et se préparent
pour la remontée. C'est alors que Rémy s'aperçoit que sa pédale (un prototype
maison bricolé dans les années 90) a rendu l'âme. Il tente de rabouter l'objet
avec un nœud de fortune et obtient de quoi passer la pointe d'un escarpin taille
36. Il s'en contentera...
Ondine,
craignant d'être un boulet pour ses compagnons (mais où est-elle allé chercher ça ?), double Rémy avant le P68 et l'attaque vaillamment, à son rythme. Jérôme,
resté avec Mathieu pour la première partie du déséquipement, la suit avec deux
kits au c... dans le grand puits. Est-ce ce poids supplémentaire ? Est-ce la
mauvaise qualité d'un matériel vétuste pourtant mal entretenu avec amour ?
Toujours est-il qu'à quelques mètres du dernier fractionnement du P68, le
baudrier de poitrine de l'infortuné Jérôme casse ! Sensation glaçante que cette
bascule en arrière en plein effort d'ascension, seulement retenu par le crolle au
niveau de la ceinture... fort heureusement, seule l'étroite lanière du baudrier
a cédé et l'infortuné spéléologue réussit à reconstituer à l'aide d'un
mousqueton un harnais fort honorable. Pour se faire remarquer une deuxième et
dernière fois, il donne un coup de pied (par pure inadvertance) dans la barre
d'acier (non scellée !) qui accueillait l'amarrage principal du puits d'entrée
et l'envoie valdinguer au dessus de Rémy, tétanisé. Mais c'est sans compter avec
le caractère rebelle de Mathieu, qui à l'encontre des préconisations de la Fédé,
n'avait pas doublé l'amarrage sur le tube d'acier et avait artistiquement
confectionné un mickey beaucoup plus secure. Comme quoi une entorse au règlement
peut parfois éviter des situations dramatiques...
Finalement tout ce beau monde se retrouve dehors sain et
sauf sous un beau soleil de fin de journée, la sortie de Mathieu stoppant le
chrono à 17h20.
Jérôme
Y'a rien à dire, rien ne vaut une bonne journée désob dans le réseau R1-Cocon!!
RépondreSupprimerOui mais c'est moins rigolo !
RépondreSupprimer