4 mai 2025

Aven Fourchu : est-ce que Satan l'habite ?

Participants : Daniel, Francis, Jérôme, Sacha, Yannick
TPST : 7h

L'aven Fourchu fait partie des grands classiques spéléologiques des Alpes-Maritimes avec ses kilomètres de développement dont la plus grande partie se trouve derrière des siphons à plonger. Explorés dans les années 80, le réseau amont et la rivière noire sont accessibles non pas aux premiers blaireaux venus, mais très certainement à la fine équipe du Groupe Spéléologique Viticole. C'est pourquoi le Président nous y a convié ce dimanche 4 mai. La météo est incertaine : des nuages bas nous accueillent sur la route du col de l'Ècre où le rendez-vous était fixé à 9h30.

Le trou n'étant situé qu'à cinq minutes à pied au fond du vallon de Pierrefeu, nous avons à peine le temps de nous faire humecter la nuque par quelques goutelettes éparses. En cette période tempérée de l'année, la cavité a tendance à aspirer l'air du dehors, ce qui nous évite l'effet "climatiseur poussé à fond" qui la caractérise lorsqu'on l'approche en plein été par trente-cinq degrés à l'ombre. 

Nous y pénétrons vers dix heures, Daniel étant parti devant pour équiper. Nos amis Sacha et Yannick n'étant toujours pas devenus des aficionados du fractionnement de corde, ils apprécient les trois puits directs descendant à la cote moins 50. 



La désescalade de l'étroit ressaut équipé de barreaux métalliques nous permet d'observer que, petit un, nos ancêtres spéléos avaient des jambes démesurées, et que, petit deux, Yannick l'a effectuée sans pratiquement rentrer le ventre, ce qui témoigne de l'efficacité du programme diététique "Commejaime" (marque déposée). 

Francis, lui, piaffe d'impatience à l'idée d'utiliser son fameux bloqueur de pied chinois dont il nous rebat les oreilles depuis la dernière sortie. Comme il a pris soin de ne pas l'oublier dans sa voiture, nous espérons tous avoir son ressenti sur l'utilisation de ce clone de Pantin Petzl  à trois francs six sous. Le jeune Sacha, toujours passionné par les noms bizarres dont ont été affublées les cavités de notre belle région, interroge Daniel sur l'origine de l'appellation "Fourchu". Nous nous attendons à une explication bien sophistiquée dont il a le secret. Effectivement, ce n'est pas la présence supposée d'une créature cornue et solidement membrée dans ses tréfonds qui lui a valu ce nom, mais plus prosaïquement les températures élevées que l'on y rencontre. Je ne peux m'empêcher de sourire à cette évocation tiédasse des feux de l'enfer caractéristique du fonctionnement cérébral des spéléos de la génération du Président (qui a dit "ils étaient déjà complètement séniles" ?).


Arrivés au bas des puits nous attaquons la progression vers la rivière noire qui doit son nom au calcaire dentelé et tâché de manganèse dans lequel l'eau a creusé un passage. Yannick et Sacha ont hâte d'y tremper leurs demi-bottes Décathlon flambant neuves. Mais il leur faudra pour cela se manger plusieurs dizaines de mètres de passages surbaissés et boueux façon montagnes russes avant d'ouïr le chuchotement de l'onde taquine. 




Lorsque nous arrivons au "lac", une cuvette qui garde l'accès à la suite du réseau, nous constatons que les dernières pluies ont bien rempli ladite cuvette, ce qui signifie une traversée "bottes pleines" et "roubignolles trempées" qui fait grimacer le Président. Devant l'enthousiasme général de la foule, ce dernier décrète le demi-tour et reporte l'accès à la rivière noire aux calendes grecques, d'autant que midi sonne à sa montre-gousset. Nous ne nous attarderons pas, cher lecteur, sur l'incontournable bouteille de rouge, les amuse-bouche, la charcuterie et le rhum arrangé à la violette dont nous n'abusons pas afin de garder l'esprit clair pour la suite de l'aventure.




Faute d'avoir pu accéder au sec à la suite vers la rivière noire, Daniel nous propose d'aller admirer dans les galeries supérieures la célèbre statue du Fourchu grandeur nature sculptée dans la glaise par des générations de spéléologues déviants (comme l'eau). Il nous promet un petit quart d'heure de progression, ce qui enchante le jeune Sacha, impatient de découvrir les organes reproducteurs de Satan fidèlement façonnés par nos Grands Anciens.

Le Président part devant, suivi de Francis, Yannick et Sacha. Je ferme la marche en priant pour que Dada, cavalant comme à son habitude, ne nous oublie pas dans le dédale des galeries. Les seuls que j'ai en visuel sont le père et le fils amateurs de statuaire priapique, et ce que je craignais arrive : à la bifurcation suivante, je les retrouve immobiles et perplexes. Le Président et son poisson-pilote Francis se sont volatilisés. J'avance dans les deux directions en braillant comme un âne. Bien entendu personne ne répond. Comme il ne faut pas compter sur votre serviteur pour avoir la moindre idée de la topographie de cette cavité, je nous décrète irrémédiablement perdus. Pour éviter à mes deux camarades un crapahut aléatoire qui entamerait leurs forces (nécessaires à la remontée), je décide de retourner à l'endroit où nous avons laissé les kits, point de passage obligé pour les deux fugitifs. Je suis un peu chafouin car le jeune Sacha n'a pu voir si le Fourchu, Satan l'habite. Les deux clampins débarquent au bout de quelques minutes et se font copieusement engueuler, surtout le Président qui, malgré son grand âge, n'a pas perdu cette sale manie d'avancer au pas de charge sans se retourner pour voir si tout le monde suit. 

Cette mise au point faite, nous retournons vers les puits. Je passe le premier pour surveiller, et éventuellement assister, la sortie des verticales. Curieusement, c'est Sacha qui tire la langue (sûrement un double effet de la fatigue et de la frustration de n'avoir pas vu le diable) alors que son père avale sans soucis la remontée aidé, il est vrai, par mon bloqueur de pied que je lui avais aimablement passé. A propos de bloqueur de pied, j'interroge Francis sur son impression au sujet de ce merveilleux engin : penaud, il m'avoue qu'il n'a pas su régler les lanières de son modèle chinois de compétition pour pouvoir l'enfiler. Magnanimes, nous évitons d'éclater de rire et passons la tête hors du trou vers 17h sous une pluie battante. Cela faisait longtemps que Daniel et moi ne nous étions pas aussi abondamment fait rincer la figure à la sortie d'une cavité. Le déluge ne parvient même pas à enlever la boue dont nous sommes couverts. Tout juste s'il la rend suffisamment liquide pour que nous en pourrissions l'intérieur des voitures au moment de nous changer. 

Au final, l'eau a perturbé par deux fois cette expédition, une fois au lac et une fois dehors, ce qui a conforté le Président dans sa méfiance viscérale vis-à-vis de cet élément démoniaque. Paraphrasant Bourvil il conclut ainsi la sortie: "l'alcool oui, l'eau ferrugineuse non !".


Jérôme
(avec les photos de Yannick)





30 avr. 2025

Désobstruction AVRIL 2025 (20 sorties)

 

LA COLLE (x8) :

Grotte des Barres, Petite Baume, Grotte de la mandibule. Trou de la serrure : désob.

Faille des champignons : ouverture/désob du passage à -3m, P11, fond de 6m par 2m. Un fond parallèle de meme dimensions. Départ d’un autre puits. Désob sur 4m puis ça s’élargit. Fond de 8 par 2. Le fond estimé à -30m.

ROQUEFORT (x2) :

Debram (x1), grotte de la citerne, désob du passage en haut du P4.

Gorges du Loup (x1), 105F2, 3e visite de la cavité en vue de la plongée et une fois de plus, passage bloqué 30m plus loin, à -3.7m, c’est plein d’eau et ça coule...Pas demain qu’on pourra y plonger !

VILLENEUVE-LOUBET (x3) :

Vallon de la Grande Sévérée (x2): grotte de la crevasse, grotte du volant et grotte du pont rocheux: désob.

Mardaric (x1, avec Fred): grotte du nœud de racines: désob terminus et 1 passage vers la 2e entrée.

GOURDON (x5) :

Pont du Loup, vallon du Riou de Gourdon, résurgence du Grouillot (x4) : pose d’un IPN à 7m de l’entrée. Désob de l’entrée. Ca résonne derrière !

Une autre sortie à la résurgence mais vu qu’il a plu, de l’eau sort donc on ne peut pas y travailler !

ESCRAGNOLLES (x1) :

La Siagne, Grotte des Tarentules avec Pierre Mazoué du Cov, désob terminus.

Sorties Club/SSF:

Vence, plan des Noves, Aven de la Belle Borie

Grotte de Mons (Var), stage photo de Mathieu.

Caille, Aven Vigneron,, stage photo de Mathieu.

Caille, aven des Primevères – Ollivier, Dada (sortie EDS)

Pour le Club

Christophe 

20 avr. 2025

Chinoiseries tchécoslovaques à la Belle-Borie

Participants : Daniel, Francis, Jérôme, Sacha, Yannick
TPST : 5h

Après des semaines de temps pourri empêchant toute sortie dominicale, le GSV (Groupe Spéléologique Viticole) retrouve enfin le chemin des sous-sols. Pour l'occasion le Président a convoqué la fine fleur des initiés de frais du club. L'affaire n'était pas gagnée car un déluge s'était abattu sur la région la nuit d'avant.

Nous sommes convoqués à 9h30 au parking du plan des Noves à partir duquel 45 minutes de marche nous seront nécessaires pour atteindre l'aven de la Belle-Borie : 53 mètres de profondeur découpés en quelques petits puits et un P20 terminal. Idéal pour une reprise en douceur et pour la paire Yannick-Sacha (paire et fils) qui ne se voyait pas trop se manger des fractionnements de corde jusqu'à moins 150 mètres. Francis, qui avait un souvenir mitigé de sa dernière expédition au Calernaum, applaudit des deux mains. C'est donc dans un air limpide fraîchement nettoyé par la pluie et sous un soleil bienvenu que nous traversons le plan des Noves au milieu des restanques effondrées, bories et autres bergeries ruinées témoins du passé agro-pastoral du plateau. Comme à son habitude le Président nous désigne deci delà l'un des mille cinq cents trous qu'il a découvert dans le secteur. Son doigt pointe régulièrement quelques touffes de thym par-ci ou un amas de cailloux par là qui dissimulent en général un terrier de blaireau infesté de puces, élargi par ses soins et ne descendant pas à plus de quelques mètres dans les entrailles de la terre. L'aven de la Belle-Borie, avec ses 53 mètres, s'avère être la plus profonde découverte présidentielle sur le plan des Noves.

Il est 10h30 quand nous arrivons à l'aplomb du trou qui, comme son nom l'indique, est situé à une vingtaine de mètres d'une borie à la curieuse architecture géométrique, et dénuée de tout confort moderne.




Nous nous équipons, ce qui permet à Yannick et Sacha d'exhiber fièrement leurs baudriers tchécoslovaques achetés sur les conseils de votre serviteur. Avantage de ces harnais : une vraie taille unique qui convient aussi bien au très svelte Sacha qu'au très confortable Yannick. Francis, pas en reste, nous brandit sous le nez un bloqueur de pied chinois tout neuf qui est une contrefaçon très fidèle de la première génération de Pantin Petzl. Comme ce n'est pas un équipement de sécurité, le Président (gardien du dogme fédéral en l'absence de notre ami Mathieu) l'autorise à l'étrenner sous terre. Ce que Francis, en bonne tête de linotte, s'empressera de ne pas faire en l'oubliant dans sa voiture.


Il est 11h quand Daniel s'enfile dans le trou (déjà équipé de cordes). Francis lui colle au train, suivi de Yannick et Sacha, tandis que je ferme la marche. Nous descendons tranquillement le petit puits d'entrée que nous quittons deux mètres avant le fond pour nous insérer en marche arrière dans un boyau latéral menant au ressaut suivant. Cela donne lieu à d'aimables contorsions et à quelques ralentissements. L'inaction spéléologique récente n'a pas rouillé nos amis et les gestes reviennent naturellement. Nous dévalons une vingtaine de mètres avant de monter en main courante vers l'exigüe mais ô combien concrétionnée jolie salle qui accueillera notre déjeuner. 




Entre les champignons, les aragonites, les stalactites et les draperies qui s'élèvent jusqu'à huit mètres de haut (c'est en fait un puits remontant obturé) poser ses bottes et son cul au milieu est une tâche peu aisée : le Président surveille nos mouvements, prêt à excommunier le premier qui niquera une concrétion.






Comme par hasard il est midi tapant quand nous achevons de nous extasier et de mitrailler le décor. C'est l'heure de l'apéro. Francis, réglé comme du papier à musique, débouche un puisseguin-saint-émilion de 2020 qui s'accordera à merveille avec les petits-fours de Yannick. 



Le repas se déroule dans la bonne humeur habituelle avec le déglinguage en règle de tous les absents (qui ont de toute façon toujours tort) et de leurs pratiques sexuelles déviantes respectives. A la fin du  déjeuner Dada exhibe une bouteille de crémant d'alsace qu'il a apportée pour fêter son anniversaire. J'en profite pour sortir un sachet d'oeufs en chocolats car nous sommes aussi le dimanche de Pâques. Le jeune Sacha me chuchote "C'est rigolo, j'avais jamais remarqué que le Président était coiffé comme un oeuf !". Ces gamins ne respectent rien ni personne. Après le café, Yannick nous sort une fiole médicinale remplie d'un liquide rougeâtre qui n'est pas sans rappeler l'urine sanguinolente d'un malade en phase terminale. Fier de son effet, le garçon nous fait son plus beau sourire d'ancien médecin nazi et nous révèle qu'il s'agit de sa dernière composition à base de rhum et de pétales de roses de Pont-du-Loup cristallisées dans le sucre. Reconnaissons honnêtement que c'est bien meilleur que de l'urine sanguinolente. Et surtout beaucoup plus traître.




C'est donc dans une béatitude toute éthylique mâtinée de nonchalance digestive que nous descendons les deux P5 et P20 terminaux qui n'ont de remarquable que le seul fait de nous faire toucher le fond. Et donc de remonter.


L'alcool ayant un peu brouillé l'ordonnancement de la progression, Francis part comme une fusée, suivi de Yannick et Sacha plutôt du genre limace. L'encadrement fédéral (le Président et votre serviteur) reste à la traîne en finissant de cuver le rhum urinaire. Dada avait naturellement demandé à nos oiseaux de ramasser leurs kits respectifs dans la salle du repas à mi-chemin de la sortie. Soit le Président avait mal articulé, soit le cerveau de Francis n'avait pas imprimé, toujours est-il qu'arrivé pratiquement au puits d'entrée, ce dernier dut redescendre récupérer son sac sous les quolibets de ses impitoyables camarades.



A seize heures la mauvaise troupe était dehors après une remontée sans problèmes au cours de laquelle Yannick put apprécier les bienfaits du bloqueur de pied que je lui avais prêté. Seul Sacha eut à se plaindre de son baudrier des balkans un peu trop lâche qui lui laminait ses tendres roubignolles.




Francis en profita pour se maudire d'avoir oublié son Pantin chinois tout neuf dans la voiture. Il le récupéra pour nous le montrer une dernière fois et je lui demandai quelle était cette mystérieuse marque SOB gravée sur l'engin. Yannick, qui parle plusieurs langues, dont la langue fourrée, nous donna une traduction en anglais ("Son Of a Bitch") et en mandarin ("Petit papillon flatulent s'éloignant dans le crépuscule triomphant"). Dada rassura les deux fétichistes du Pantin (chinois ou original) en leur promettant un nouveau trou encordé très prochainement. Le jeune Sacha marmonna que c'était encore un truc de vieux et que lui n'en avait pas besoin pour remonter tant qu'on lui tenait la corde. Ils sont quand même gonflés ces gosses...



Jérôme 
(avec les photos de Yannick et Francis)

31 mars 2025

Désobstruction MARS 2025 (20 sorties)

 

ROQUEFORT (x3) :

Pibou Haut (x2): aven des taons galère, désob terminus à -5m. Fissure.

Gorges du Loup (x1), 105F2, 2nde visite de la cavité en vue de la plongée et une fois de plus, 30m plus loin, à -3.7m, c’est plein d’eau et ca coule...Pas demain qu’on pourra y plonger !

VILLENEUVE LOUBET (x8) :

Vallon de la Grande Sévérée (x4): grotte des Jumelles et grotte du pont rocheux: désob.

Mardaric (x4, dont 1 avec Fred la taupe): grotte du nœud de racines: ouverture de la 2e entrée, prise de mesures : dev actuel : 50m.

LA COLLE (x5) :

Grotte des Barres, Petite Baume, Grotte de la mandibule. Faille des champignons : désob du passage sur 3m qui fait 0.8m x 0.5m puis élargissement à 1.2m sur 2m avec au sol une trémie de blocs ; la faille continue verticalement, étroite puis d’élargie ; sondage donne 8-10m de prof.

GOURDON (x2) :

Pont du Loup, vallon du Riou de Gourdon, résurgence du Grouillot (x3) : désob de l’entrée (Dada & Jérome).

CIPIERES (x2):

Gorges du Loup supérieures : falaises de l’Escaranque, prospection : trouvé 9 départs de cavités dont une de 25m environ et une autre de 12m.

Sorties Club/SSF:

Vence, Grotte des Trois Mille Pattes, 2 visites, l’une pour le COV et l’autre pour le Garagalh.

Cipières : Calernaum, visite club.

Caussols (x1) : secours transmission, ASV à l’aven Cresp (Mathieu).

8 mars 2025

Visite réseau II du Calernaüm - 8 Mars 2025

 

Participants : Ondine, Mathieu
TPST : 7h30 environ

Petite sortie de remise en forme jusqu'à la voute mouillante de la Clue (-350).

Rendez-vous à 8h30 à Pré du Lac. Au parking de l'OCA, nous trouvons Gilbert qui attend son équipe pour aller faire des escalades au réseau I. Ils arriveront progressivement le temps qu'on s'équipe.

Nous rentrons sous terre à 9h45. L'objectif est d'aller jusqu'à la voute mouillante de la Clue, à -350, au réseau II. Je ne suis pas allé là-bas depuis plus de vingt ans. Ondine est allé deux fois au réseau V en début d'année. J'ai pris toutes les topos qu'il faut.

Dans Ali Baba, Ondine a un doute. On en profite pour jeter un oeil à tous les départs du carrefour. On était en fait juste à quelques mètres du ressaut vers Mammouth Galerie.

Nous avons pris un peu de retard. Nous nous arrêtons au camp pour manger vers 13h.

La visite à la Clue est toujours enchanteresse. D'abord le passage juste sous le plan de chevauchement. Puis l'eau s'engouffre dans une fracture qui le coupe perpendiculairement. On a plus qu'à suivre l'actif dans un beau méandre décoré de chailles de belles dimensions.

Ondine me montre le début du méandre des Funambules. Il faut que je l'arrête au bout d'un moment sinon on aurait fini au réseau V. Ce sera pour une prochaine fois.

Nous reprenons l'actif jusqu'à la voute mouillante. L'eau est claire et belle, mais il faut se mouiller entièrement pour tomber sur un puits quelques dizaines de mètres plus loin. Ce sera donc la fin de la visite.

A la remonté, je passe devant pour calmer le rythme. Mais même comme ça, je vais crever de chaud.

Finalement, nous sommes assez rapidement en bas de l'Odyssée. On y fait une pause pour nettoyer le matériel et les bottes. Nous sommes en bas des puits un quart plus tard. Ondine est toute surprise, elle se souvenait de quelque chose d'interminable.

Nous ressortons à 17h20. Il fait un beau soleil avec un vent un peu frais.

Mathieu

28 févr. 2025

Désobstruction FEVRIER 2025 (24 sorties)

 

LA COLLE (x4:

Grotte des Barres, désob sur 5 départs.

VILLENEUVE LOUBET (x8) :

Vallon de la Grande Sévérée (x5): grotte de la crevasse, grotte des Jumelles: désob terminus.

Mardaric (x3): grotte du nœud de racines: désob du terminus.

ROQUEFORT (x6) :

Debram (x1), grotte de la citerne, désob du passage à -3.5m en haut du P4.

Pibou-Haut (x3): aven des taons galère, désob terminus.

Le clos (x1), grotte du Tramway, sortie bio avec le COV.

Gorges du Loup (x1), 105F2, visite de la cavité en vue de la plongée, mais 30m plus loin, à -3.7m, plein d’eau et ça coule...Pas demain qu’on pourra y plonger !

GOURDON (x3:

Pont du Loup, Craignos (x3) : état des lieux jusqu’à -12m. Labo Fugeret 1, branlante , vérification des connexions.

Naseaux (x1) : pose de nouvelles sondes dans le S1.

CIPIERES (x3):

Sorties prospection et géologie, Mathieu et François.

Sorties Club:

Roquefort les pins, Pibou Haut, aven du Lapin.

16 févr. 2025

Lapin à la Saint-Valentin : les couples se forment

Participants : Daniel, Francis, François, Jérôme, Sacha, Yannick
TPST : 3h

Dans le prolongement de la Saint-Valentin quelques spéléos vençois ont voulu respecter cette tradition de fêter les amoureux et cette maladie, qui je pense nous à tous touchés, de 7 à 77 ans ! Mais n'allez pas penser à mal, oh non ! Ce n'est qu'une métaphore sur l'amitié qui relie les gars de ce club de bons vivants qu'est le GSVence.

En ce dimanche un peu frisquet de la mi-février une initiation sur corde a été proposée aux nouveaux arrivants qui ont voulu ressentir l'effet d'être suspendus à une corde de 9,5 mn de diamètre au dessus d'un puits de 25 mètres tel que celui de l'entrée de l'aven du lapin à Roquefort les Pins. Certains étaient impassibles, pour ne pas dire à l'aise, d'autres avaient la mine un peu soucieuse ! Ne vous inquiétez pas les gars, on à droit à 2% de pertes...

Le président Dada équipa en double le puits d'entrée afin de descendre à deux en parallèle pour rassurer les nouveaux qui ne disaient mots. Etant six spéléos, on décida de faire des binômes mais seulement pour la descente et la remontée du puits (n'oubliez pas que c'est une métaphore, sans arrière-pensée, de la St Valentin). Les binômes se forment : Dada et Sacha (le benjamin), Yannick (père de Sacha) avec Jérôme, puis Francis avec votre serviteur. Que voilà de beaux couples !!! Après quelques hésitations et les soins attentionnés des anciens, le baptême des nouveaux s'est bien déroulé mais une paille ne passait pas (vous voyez ce que je veux dire...). Entrés à 11 h30, il était un peu tôt pour casser la croûte. Certes la moyenne d'âge des anciens présents est assez élevée mais c'est quand pas un EHPAD le GSV ! Dada nous fait faire la visite du propriétaire autour de la salle n°2 à moins 30 mètres. Aprés quelques contorsions pour les plus enveloppés, et coincement de chaussures pour Sacha, nous retombons dans la salle du repas de la St-Valentin. Il était exactement midi douze. Le menu était simple et sobre mais arrosé quand même d'un bon rouge de notre ami Francis, qui l'avait en réserve depuis moultes sorties ! Seuls Sacha et votre serviteur se sont abstenus, Sacha préférant le Coca, et mézigue souhaitant être sobre au cas où les gendarmes nous attendraient à la sortie du trou !!!

Après les agapes nos six convives se dirent " Passons aux choses sérieuses, il faut quand même ressortir d'ici ". La montée s'effectua avec les mêmes binômes qu'à la descente : Dada/Sacha, Yannick/Jérôme, Francis/François. La paille était de nouveau au rendez-vous ! Mais après quelques halètements et hésitations (pour certains la technique du va-et-vient vertical de la remontée sur corde n'étant pas idéale, ils la préfèrent à l'horizontale !) nous retrouvâmes la lumière du jour, il était  alors 14h30. Ouf, ça va mieux. La paille avait disparue. Mais alors l'adrénaline, p... que c'est bon ! Après être retournés aux voitures et nous être changés, une réflexion unanime parmi les nouveaux se fit entendre: "Quand est-ce qu'on y retourne" ?

Quand je vous dis que la spéléo est un virus, en voila un exemple ! Mais quel plaisir que la découverte de salles, galeries, puits, méandres et boyaux, le tout agrémenté de belles concrétions… Que voilà une belle St Valentin !

François. 


Le compte-rendu en images qui bougent :




31 janv. 2025

Désobstruction Janvier 2025 (21 sorties)

 

LA COLLE (x2) :

Grotte des Barres, désob sur 5 départs.

VILLENEUVE-LOUBET (x8) :

Vallon de la Grande Sévérée (x4): grotte de la crevasse, grotte des Jumelles: désob terminus. Grotte du pont rocheux, : jonction avec la grotte des jumelles.

Mardaric (x4): grotte du nœud de racines: désob du terminus.

ROQUEFORT (x4) :

Debram (x1), grotte de la citerne, désob du passage à -3.5m en haut du P4.

Pibou Haut (x2): aven des taons galère, désob passage à -3m et descente à -5m.

Prospection dans les Gorges inférieures du Loup (x1). Trouvé 2 départs à revoir.

GOURDON (x5) :

Craignos (x4) : nettoyage du passage à -12m puis visite jusqu’à la salle de la dune : points bas bouché, vérification du câblage.

Naseaux (x1) : pose de nouvelles sondes dans le S1.

SAINT-CEZAIRE (x2):

Aven Yvan : visite et calibrage/désob du P6 à -80m.

Grotte de l’Air Froid (117U6) avec Pierrre Mazoué : désob terminus.

Sorties Club:

Roquefort les pins, Pibou Haut, aven du Haut Pibou, fondue dans la salle.

Pour le club

Christophe