31 juil. 2025

Désobstruction JUILLET 2025 (17 sorties)

 

VENCE (x1) :

Baou des Blancs, Grotte du Sécateur : désob terminus haut.

LA COLLE (x4) :

Grotte des Barres : désob.

Faille des champignons : désob du passage à -23m, pas de suite, terminée par là. Désob du passage à -30m, bas P14 ouverture, passage R2, suite à ouvrir.

Grotte du gant rouge : désob entrée.

ROQUEFORT (x7) :

Gagai ; grotte du couvercle, désob passage vers 2e entrée.

Vignefranquet (x3) : la baume triangulaire, désob plusieurs départs, dev actuel de 86m.

Pibou-Haut (x2) aven de l’Indice, P 6.7m, terminé. Aven Racine Poignée, P 3.5m, suite à ouvrir.

Grotte du Tramway (x1) : enfin ! Depuis le temps qu’il se l’était promis, Christophe a commencé l'ouverture 'propre' du passage vers la suite déjà reconnue par Eric Couillerot dans les années 70. S'il dit propre, c'est que connaissant Dada, Christophe va rendre l'accès au fond facile et à sa taille (celle de C.). Il faut d’abord bien élargir le petit puits de 2m dans la salle terminale, avec sa pseudo étroiture, qui devient vite chiante à passer à la remontée quand on est gazé par le CO2 ambiant. Qq kilos de blocs de dolomie et d’argiles plaquée ont permis de bien dégager le passage (la grotte a été au préalable reconnue et aucune chauve souris n'est visible!). L’endroit est vraiment gazé...Son neveu 'Tristan from Phuket' l’accompagne, pas plus incommodé que ça par le gaz.

VILLENEUVE-LOUBET (x3) :

Vallon de la Grande Sévérée (x1): grotte Jumelle Droite (ouverture du passage de jonction), grotte de la crevasse (désob terminus du boyau supérieur), grotte du volant (désob terminus).

GOURDON (x8:

Pont du Loup, le Craignos (x7), aménagement du point technique dans la salle de la Dune. Visite avec le service technique de l’eau. Redésob de la trémie, au point bas, sous l’IPN (suite aux crues à répétition).

Embut du Vallon de Pierrefeu (x1), visite et en même temps, fin de la topo : Prof 30.5m, dév 89m.

Sorties Club:

Roquefort, Pibou-Haut (x2), 105N2, visite club + rééquipement.

Embut du Vallon de Pierrefeu (x1), visite.

Baou des Blancs, Baume qui remonte, petite visite (en même temps que la désob de la Baume du Sécateur).

Pour le club,

Christophe

27 juil. 2025

Topographie à l'embut du vallon de Pierrefeu (secteur Fourchu)

Participants : Daniel, Jérome, Francis
TPST : 3h

Une caractéristique des membres du GSV étant la ponctualité, tous (trois ce n'est pas foule non plus...) étaient au rdv à 9h30 au petit parking quelques kilomètres après Gourdon. Connaissant l'attrait du coin pour les cyclistes, chacun avait pris ses précautions pour arriver à l'heure; et heureusement car c'est probablement un bon millier de ces adeptes de la pédale qu'il a fallu côtoyer pendant la montée !

NPJ, même en moto, a galéré tant le troupeau était dense par endroit. C'est dire...

Bref, le temps de s'équiper et de se frayer un passage dans le maquis (on est content d'avoir les bottes en pensant aux reptiles que l'on pourrait déranger...) et nous voilà à l'entrée de l'embut vers 10h15.

Située 100 mètres en aval du célèbre aven du Fourchu, cette cavité récupère également les eaux de ruissellement du vallon de Pierrefeu. Le démarrage se fait plutôt en silence car ouvrir la bouche c'est avaler d'un coup plusieurs insectes du type moucheron et moustique. Même si c'est des protéines, on évite...

L'objectif de la sortie est de compléter la topographie de l'aven commencée par le Président. Dada et son fidèle Jérome commencent rapidement à faire les relevés : à l'ancienne, avec le décamètre pour la distance, le flacon de blanco pour marquer les visées, le très fiable Suunto Combi pour mesurer inclinaison et azimut et enfin l'indispensable petit carnet à spirales.



Votre serviteur fermant la marche à distance (car il n'y a pas la place dans ces méandres pour gesticuler à plusieurs), nous enquillons un ressaut de 3 mètres, un premier méandre avec une bulle boueuse au bout, puis un puits de 6,70 mètres et ainsi de suite jusqu'à -30 mètres où nous nous arrêtons à l'entrée du boyau boueux déjà cartographié par Son Éminence. C'est fastidieux car évidemment rien n'est d'équerre et il faut choisir judicieusement les points de visée afin de limiter les inévitables contorsions lors des relevés tridimensionnels dans les étroitures.

Dada gère ça tranquillement et note tout au fur et à mesure sur son antique petit carnet à spirale qui se révèle parfois un peu court, le dessin finissant souvent dans les spirales. Jérôme déconne comme d'habitude ce qui perturbe le Président qui a du mal à écrire en rigolant.

Votre serviteur, en bon novice, a amené un pointeur laser destiné au bricolage et à la mesure des pièces d'un appartement. Comme Saint-Thomas j'ai pu ainsi vérifier ce que m'avaient expliqué mes deux compères : ces bidules électroniques chinois ne fonctionnent pas sous terre. C'est ballot car ça a l'air tellement plus pratique. Aaah, l'expérience, toujours l'expérience...

Bref ce n'est pas tout de mesurer mais le meilleur moment c'est quand même le casse-croûte et comme je l'ai signalé plus haut, au GSV on est toujours à l'heure et il est donc quasiment midi quand saute le bouchon de la bouteille d'excellent rosé que Jérome a apporté (eh oui, il ne boit pas que du rouge...).

Nous finissons sur un bon petit caoua Présidentiel avant la remontée qui se fait rapidement; MPJ, plein de sollicitude, nous rappelle que la sortie se fait bouche fermée, les bestioles n'ayant pas déserté les lieux pour aller à la plage. On est dehors vers 13h15. Nous retraversons le maquis et arrivons aux véhicules en espérant moins de casse-couilles vélocipédiques sur le trajet du retour vers la civilisation.


Francis

20 juil. 2025

Trois mous du genou au 105-N2

Participants : Daniel, François, Francis
TPST : 1h30

Entre un président encore groggy après ses examens médicaux, le père François de retour après une abstinence spéléologique de 3 mois, évidemment en manque de condition physique et un Francis qui peut à peine marcher après un match de foot avec des jeunes, voila donc les 3 motivés au départ à 9h30 chemin du Debram. Objectif le N2 : un -30 mètres et la présentation, par le Président, des 3 ou 4 trous environnant (à 100 mètres maxi les uns des autres!) qui l'occupent, entre autres, en ce moment.

Le choix du N2 tient donc :

- de la mini forme des participants,
- de l'envie du Président de suivre le tour de France l'après-midi,
- de la nécessité de faire découvrir ce trou à François qui avait jeté l'éponge une première fois après s’être emmêlé les pinceaux dans les cordes au bout de 5 minutes...

Bref, le temps de s'équiper et d'atteindre l'aven, il est déjà 10h30 quand on commence la descente.

Dada équipe le gouffre tout en notant les améliorations à apporter pour plus de confort. Comme on le sait,  il est assez perfectionniste. Après un petit ressaut on atteint le P18, magnifique, notamment à mi chemin où je regrette bien de ne pas avoir eu la possibilité de faire des photos des très belles concrétions. Un palier un peu pentu et nous voilà devant le P8 final. Après avoir atteint le fond où l'on ne s'attarde pas car même à 3 on a vite fait de se marcher dessus, Dada nous fait découvrir un balcon au dessus du palier un poil casse gueule. Et c'est reparti pour la remontée du P18. Il est autour de midi, à quelques minutes près, quand on attaque la pause casse-croûte à l'extérieur. Sans d'alcool (si si c'est possible au GSV) mais avec un bon petit café pour finir. Coup de bol : ciel voilé et ombre du bois, il ne fait pas trop chaud... Pour digérer le Président nous entraîne dans un dédale forestier où il navigue comme un poisson dans l'eau à l'aide de ses propres cairns indicateurs. Et nous voilà à faire l'inventaire d'une partie de ses trouvailles, à tenter de faire le lien entre les différentes entrées et l'orientation des failles. Bref, un bon moment en bonne compagnie...

Désolé pour les photos, rien de vraiment d'exploitable, faut décidément que j'investisse dans du meilleur matériel..

Francis

30 juin 2025

Désobstruction JUIN 2025 (17 sorties)

 

LA COLLE (x1) :

Grotte des Barres, Trou de la serrure : désob.

Grotte des chênes verts : continue la désob entrée.

Faille des champignons : désob du départ à -23m.

ROQUEFORT (x6:

Pibou-Haut, aven des taons galères, trop étroite, désob terminée.

Pibou-Haut : 105N2, descente à -22m, pose équipement, calibrage depart du P18.

Pibou-Haut : aven de l’Indice, situé à 30m du N2 ; désob entrée.

Aven Racine Poignée, trouvé le 4/10/19, calibrage entrée et désob suite à -2m.

VILLENEUVE-LOUBET (x4) :

Vallon de la Grande Sévérée (x1): grotte de la crevasse (désob du boyau supérieur), grotte du volant et grotte du pont rocheux: désob.

Mardaric (x3): grotte du nœud de racines: désob sur 3 départs.

GOURDON (x6) :

Pont du Loup, le Craignos (x5), tirage de nouveaux câbles. Début de la désob dans la trémie terminale, sous la salle de la Dune au niveau de l’IPN. Pose de l’escalier extérieur. Agrandissement de la table du camp de base !

Embut du Vallon de Pierrefeu, trouvé par Vallauris. Reprise des travaux en 2013 par le GSV jusqu’en 2015. Cavité restée équipée. Revisite, début topo du réseau principal. Prof 30.5m, dév 59m.

Sorties Club/SSF (x4):

Saint-Valliers, aven du petit renard, aven Abel (-197m), aven -5 secteur Baume Obscure avec Alexei Colun.

Cipières, Calernaum (Dada & Mathieu), exercice Secours régional.

Pour le club

Christophe

29 juin 2025

Plan à quatre à l'aven Abel

Participants : Daniel, Mathieu, Ondine, Francis

TPST : 6h

Canicule oblige, les courageux du GSV accompagnés d'un éminent membre du Martel en la personne d'Ondine, se sont retrouvés un peu avant 9h. Pour limiter encore les potentielles pertes, l'objectif judicieux était l'aven Abel qui permet un parking a moins d'une portée de sarbacane. Sur la photo, l'arbre d'amarrage et les voitures visibles à 30 mètres à peine : trop pratique en cette saison caniculaire.

Vite fait, bien fait il n'est pas 9h30 quand on s'enfile sous terre. A l'exception d'un fractio un peu technique où l'antique padawan Francis a perdu un peu de temps, la descente s'est passée plutôt rapidement. La pose de longes à la mode fédérale, sécuritaire certes mais peu pratique a agacé le vénérable Président réfractaire aux nouvelles normes incompatibles avec la fluidité de la progression. L'objectif initial de -154 mètres, permettant au padawan d'éclater son précédent record de -118m de la semaine précédente, fut atteint bien avant la sacro-sainte pause casse-croûte. Il fut donc décidé de continuer. Et c'est un Francis tout fier qui atteignit alors presque -200 mètres !!!

La pause-déjeuner se passa dans la bonne humeur coutumière du GSV, avec quelques tentatives des uns et des autres dans la grivoiserie, pour compenser l'absence du maitre en la matière, c'est à dire MPJ. Comme il le sait, les absents ont toujours tort et ses oreiles ont dû siffler un peu... notamment à propos de la bouteille de rouge. C'était pourtant le même honnête cru que la dernière fois et elle ne fut qu'à moitié descendue ! Les pretextes étant la déshydratation, la longue remontée à venir et la nécessité de garder un minimum de forme, Ondine promit alors de se rinçer le gosier à la sortie.

Toujours encadré du Vénérable Dada et du fédéralissime Mathieu, le padawan donne tout ce qu'il a pour ne pas ralentir la troupe, notamment grâce a son nouveau super pote : le bloqueur de pied. Dada a quand même eu pitié de son padawan et l'a soulagé un moment de son kit sur un assez long passage à crapahutage, mi-quatre pattes, mi-ramping; bien sûr on s'est demandé si ce n'était pas pour avoir la main sur la 1/2 bouteille de rouge survivante...

Mathieu et Ondine ont néanmoins largement le temps de noter tous les réglages à améliorer sur l'équipement de votre serviteur. Là où je mets 5 mn avec une bonne débauche d'énergie, mes compères passent en 30s chrono sans perdre une goutte de sueur : un peu frustrant. Heureusement une paire de pauses hydratation ont permit de tenir mon cardio en état malgré une remontée au pas de course, de mon point de vue évidemment.

Comme il fallait un peu de galère, ce croll Petzl de merde (dixit Dada) n'a pas voulu se débloquer et a donc obligé notre Président à porter secours au pauvre Francis, un peu épuisé, au cerveau plus trop bien oxygéné, bloqué à 4 mètres de la sortie déjà dans la chaleur de la canicule !

Malgré tout, la sortie de ce bel aven mêlant puits, boyaux et galeries s'est terminée relativement tôt : 15h30, ce qui nous a permis de bien profiter des 35° extérieurs...

A noter qu'Ondine est une femme de parole et a donc fait honneur au picrate survivant une fois sortie car n'ayant pas à prendre le volant...


Francis


21 juin 2025

Plan à trois au Petit Renard à Mobylette

Participants : Daniel, Francis, Jérôme
TPST : 6h30

Eté 2025 oblige, les effectifs actifs du GSV sont à peu près aussi bas que le niveau des cours d'eau du nord de la France. Notre ami Francis, lui, ne connaît pas les saisons et il a toujours en vue la pulvérisation de son record de descente établi à l'aven Yvan pour moins 88 mètres. C'est donc à sa demande que le Président a organisé une sortie à trois à l'aven du Petit Renard à Mobylette, sympathique cavité du plateau de Saint-Vallier remarquable par ses concrétions, son magnifique puits de 50 mètres, ses trois chatières pas piquées des hannetons et surtout une profondeur de 125 mètres que Francis aimerait bien toucher du doigt.

Il est 9h30 quand, en ce beau samedi de juin pas encore caniculaire, nous nous retrouvons garés à quelques encablures de l'aven. Et oui, avantage du Petit Renard, et non des moindres : il pointe à une poignée de mètres de la route. Du coup il est 10 heures quand nous nous enfilons dans le trou à la suite de Daniel qui a emporté, outre les deux kits de corde, son perforateur Bosch. Objectif : restaurer les deux fractionnements du P51 dont les amarrages ont carrément été laissés à l'abandon (qui a dit : les spéléos d'aujourd'hui se foutent complètement de surveiller l'intégrité des équipements de paroi ?). Méticuleux, le Président a prévu des fixes de 12 avec plaquettes reliées par une solide chaîne en inox. Si c'est pas fédéral, ça...

Du coup, ces menus travaux risquent de ralentir un chouïa l'équipement des puits mais c'est pour la bonne cause. Francis et moi en profitons pour baver sur tous les absents, sachant qu'ils ont bien sûr toujours tort. Seul Yannick échappe à notre fiel car il serait bien descendu avec nous déboucher une bonne bouteille. Malheureusement il lui manque encore un peu de pratique du passage de fractios et surtout une incertitude subsistait quant à l'adéquation entre son tour de taille et le gabarit des trois chatières...

Finalement, et malgré son grand âge, le Président fait sa petite affaire en moins de 30 minutes et nous pouvons descendre le P14 ainsi que le P51, admirant au passage des deux fractios la qualité de l'ouvrage présidentiel.

Francis s'extasie devant les volumes et le riche concrétionnement. 

Il s'extasie un peu moins devant la première chatière vulviforme qui garde l'accès au P10 suivant. L'étroiture se passe à l'horizontale et de profil en s'étant délesté de la quincaillerie trop encombrante. Sur mes conseils éclairés et basés sur une grande expérience (il y a vingt ans j'y suis resté carrément coincé sous les quolibets de mes petits camarades, les enfoirés), Francis la franchit tel le suppositoire introduit par le gros bout dans un anus accueillant.

Le P10 dévalé nous découvrons avec gourmandise la deuxième étroiture, cette fois verticale. La gravité aidant elle se passe sans problème (et toujours sans quincaillerie encombrante) mais le Président nous promet la misère à la remontée. Je rassure Francis : "Ne l'écoute pas, il est ronchon parce qu'il est midi passé et qu'on n'a toujours pas attaqué l'apéro". Et en guise de mise en bouche nous nous farcissons la dernière chatière verticale qui accède à l'ultime P20. Nous déjeunerons à la base de ce puits constituée d'une belle salle à moins 103 mètres, superbement concrétionnée.

Il est 12h40 quand le "plop" du bouchon de la bouteille de medoc cru bourgeois 2019 apportée par notre ami Francis résonne sous les draperies. Le pinard passe tout seul et ne survit pas à nos gosiers assoiffés.

Pour digérer, le Président nous amène au sous-sol du P20 et nous montre un méandre bien mouillé qui mène quelques mètres plus loin au siphon terminal marquant la cote moins 125. Nous nous dispensons volontiers de ce crapahut sans intérêt et Francis se contente avec satisfaction de son nouveau record de moins 118 mètres avec, cerise sur le pompon, la descente de son plus haut puits à ce jour (51 mètres). Daniel commence à s'exclamer "Ça s'arr...." quand il se rappelle que nous n'avons plus que de l'eau à boire. 

La remontée s'effectue dans l'ordre "votre serviteur-Francis-Dada" (dans une partie à trois il en faut toujours un au milieu). Le Président ferme la marche pour déséquiper, je l'ouvre pour éventuellement assister celui du milieu dans les passages délicats. Je n'aurai finalement rien à faire car Francis s'affranchit les doigts dans le nez des étroitures et, enfin équipé de son bloqueur de pied chinois tout neuf, savoure sans modération le confort procuré par ce petit accessoire dans les ascensions. Tout juste si je l'entend appeler à l'aide depuis le premier fractio du P51 pour cause d'impossibilité d'ôter son crolle. Je le rassure depuis la tête de puits "pense à ton bloqueur de pied mon petit Francis : tu te hisses un petit coup et tu vas voir..." L'ayant entendu crier victoire je termine l'ascension du P14 avec mes deux kits et sors du trou vers 16h. C'est là que je constate avec étonnement que ma poignée est toujours accrochée à la vire d'entrée alors que je suis à deux mètres d'elle sans ressentir aucune traction côté longe : normal, le noeud de longe est défait, mousqueton et jumar etant restés sur la corde. Un frisson rétrospectif me parcours le bas du dos, mais un très court instant. L'incident a dû intervenir dans le ressaut d'entrée car je me souviens avoir retiré la poignée en sortie du P14 avec la longe bien accrochée. Ouf.

Francis pointe son museau cinq minutes plus tard, fatigué mais content. Dix minutes plus tard j'entends l'organe présidentiel : "Jerôme, viens me prendre les kits, j'en ai plein les roubignolles !" Et c'est un Daniel rouge comme un coquelicot qui s'extirpe du trou à 16h30. Plutôt rouge de colėre car il nous annonce avoir cassé sa pédale au départ d'un puits à force de pousser comme un âne pour hisser ses kits. Heureusement ce bricoleur de génie s'en est confectionnée une de secours avec une sangle et un mousqueton.


Lorsque je lui narre mon histoire de longe défaite il s'énerve encore un peu : "c'est normal tu as fait un noeud de merde, pour les longes faut un noeud de 8, ça se défait jamais !" Je proteste en lui rétorquant que ce n'est pas moi qui ai fait ces noeuds car j'en suis tout simplement incapable. "Alors trouve qui te les a bricolé et fais-lui un procès !" me lance-t-il avec un rictus diabolique digne d'un collabo zélé sous l'Occupation. Je me vois mal intenter un procès a mon ami Mathieu qui est mon fournisseur officiel de noeuds depuis plus de quinze ans ! Quand on vous dit que les absents ont toujours tort...

Jérôme 

(avec les photos de Francis)


31 mai 2025

Désobstruction MAI 2025 (21 sorties)

 

VENCE (x2) :

Grotte de la cheminée : désob.

Grotte du sécateur : désob.

LA COLLE (x2) :

Grotte des Barres, Trou de la serrure : désob. Grotte du gant rouge numéro 2 : désob terminus.

Grotte des chênes verts : désob entrée.

Faille des champignons : désob du départ à -23m.

ROQUEFORT (x5) :

Gagai : grotte du couvercle, désob.

Pibout-Haut, aven des taons galères, désob terminus

Debram (x1), grotte de la citerne, désob mais suite trop étroite, arrêt définitif, grotte terminée. Désob de nouveaux départ dans le secteur.

Debram (x1) : aven du chapeau II, suite trop étroite, terminée.

Gorges du Loup Inférieures: prospection.

VILLENEUVE-LOUBET (x5) :

Vallon de la Grande Sévérée (x2): grotte de la crevasse, grotte du volant et grotte du pont rocheux: désob.

Mardaric (x3, une avec Fred): grotte du nœud de racines: désob terminus (fini) et désob du passage vers la 2e entrée.

GOURDON (x6) :

Pont du Loup, vallon du Riou de Gourdon, résurgence du Grouillot (x3), Jérome et Dada. Trop de travail, mise en standby !

Pont du Loup, le Craignos, reprise des travaux de câblage.

GREOLIERES (x1) :

Barres du Cheiron, aven Daniel (70C2), retrouve l’entrée, gravage. Vu les 70I3 et 70J3. Trouvé 3 départs dont 1 à poursuivre, entrevu suite en petite galerie.

Sorties Club/SSF:

Vence, Baou des Blancs, Baume qui remonte.

Roquefort, Camptracier, visite et fermeture de la 105U3.

Gourdon, le Fourchu, sortie club.

Malaussène, grotte de la Mescla, visite initiation.

Pour le Club

Christophe 

25 mai 2025

Du sang neuf à la Mescla

Participants : Daniel, Francis, Jérôme, Margaux, Vanessa, William
TPST : 4h

Notre ami Francis ayant à coeur de faire baisser la moyenne d'âge lors des sorties Club, il nous proposa lors de la dernière réunion de faire découvrir le monde souterrain à trois de ses ami(e)s. "Il y aura des filles ?" sursauta Dada en sortant de sa torpeur après une dure journée d'excavations dans la vallée du Loup. "Et oui, jeunes et jolies en plus" le rassura Francis. "Bon il y aura aussi un garçon au milieu..." compléta-t-il. Maintenant parfaitement réveillé, notre omniprésident farfouilla dans ses fiches cartonnées toutes jaunies (il est toujours allergique à l'informatique) et marmonna "Tiens, ça fait longtemps qu'on n'est pas allés à la Mescla, ça nous permettra en même temps de voir s'ils ont remplacé les cordes aux endroits scabreux".

Et c'est donc par un beau dimanche bien ensoleillé dont nous avions perdu l'habitude que la fine équipe se rejoint à 9h30 dans la vallée du Var à une giclée de la fameuse grotte. Vanessa et Daniel tombent dans les bras l'un de l'autre car ils ont travaillé dans la même boîte qui précéda la retraite présidentielle. Certes, Dada pourrait être son père mais ils ont quand même été collègues.

Margaux et William, les grands enfants, sont présents d'autant que c'est la fête des Mères et que, entre nous, une virée sous terre c'est toujours plus gratifiant qu'un bouquet Interflora. Francis leur avait bien précisé d'apporter des vieilles fringues qui craignent pas, des bottes ou des godasses avec crampons ainsi que des gants. Bien entendu nos trois invité(e)s sont sapé(e)s de neuf avec des baskets immaculées à la semelle parfaitement lisse. Heureusement l'encadrement du GSV brille une fois de plus par son efficacité et Dada exhibe trois combinaisons de travail et en farfouillant dans mon coffre je trouve une paire de bottes en 43 que William arrive à enfiler malgré son 46 fillette, et une autre en 42 que le 39 de Margaux adoptera moyennant l'enfilage de chaussons néoprène. Vanessa s'étant sacrifiée pour ses mômes gardera ses superbes Puma slick dernier cri. Du coup, en souvenir du bon vieux temps, Dada a pour mission de l'assister dans les passages glissants.

Il est dix heures quand nous franchissons la grille métallique désormais close par deux boulons. Nous laissons les kits sur l'aire de pique-nique et emboîtons le pas au Président en direction du Lac Suspendu. Je ferme la marche tandis que Francis s'intercale au milieu de la file, en appui. D'emblée nos initié(e)s de frais sont confrontés à la manipulation du Jumar et la pauvre Vanessa a hérité du modèle Petzl à gâchette plastique qui a déjà emmerdé pas mal d'invités par le passé. Ça fait rigoler les mômes au début puis ça les fait râler assez vite "Allez M'man, bouge-toi, Daniel a dit qu'on devait être revenu à midi pour l'apéro !". Sales gosses ! Sachant le Président très à cheval sur les horaires j'échange ma poignée de compétition avec celle de Vanessa et le convoi s'ébranle à nouveau le long de cette paroi bien raide et bien glissante. Nous quatrepattons ensuite vers le siphon Spada qui, vu les dernières bonnes pluies, ne doit pas être à l'étiage. Effectivement il y a du trempage de roubignolles en vue avec remplissage de bottes : le Président est catégorique "Y a trop de flotte, moi j'y vais pas". Connaissant son intolérance à l'eau liquide nous n'insistons pas. Vanessa va lui tenir compagnie pour cause de Puma neuves et non étanches. Francis, Margaux et William me suivent dans les quarante centimètres d'eau du siphon avec passage surbaissé. William y craque le fond de sa combinaison. Dada a dû lui donner la plus petite des trois alors que le garçon frôle le mètre quatre-vingt dix et que Margaux flotte dans la sienne : décidément la vieillesse est un naufrage. Francis le rassure "C'est comme chez Carglass, tant que ce n'est pas plus grand qu'une pièce de deux euros, tu n'as pas l'impression de subir un lavement à l'eau froide". Quel poète ce Francis, il a assimilé tous les codes rhétoriques du GSV. William est dubitatif sur le coup de la pièce de deux euros et Margaux est morte de rire.

Nous nous trempons encore un peu et attaquons les échelles rouillées qui mènent au Lac Suspendu. Là ça rigole moins car ça branle pas mal. Nos jeunes invités les gravissent avec précaution. Margaux commence un peu à tirer la langue (ou alors c'est l'effet de la soif pré-apéro) et la pièce de deux euros de William s'est transformée en billet de cinq euros. Les eaux du Lac Suspendu sont toujours aussi cristallines et turquoise, ce qui donne lieu à une séance photo.


Le retour se fait rapidement car nous sommes à vingt minutes de midi. Nous retrouvons Vanessa et Dada (qui ont du sûrement échanger des souvenirs de guerre pendant tout ce temps) et dévalons la cheminée. Vanessa est dispensée de Jumar (déjà qu'à la montée ça n'était pas évident, on imagine dans l'autre sens). Elle descendra donc à la longe et je ferai le parachute juste en dessous.

Il est exactement 12h09 quand notre ami Francis débouche un excellent rouge de 2020 des Pyrénées Orientales qui titre 15 degrés. Les mômes assoiffés se ruent dessus sous le regard à la fois réprobateur et attendri de leur mère. Nous concluons par une bouteille de champagne que j'ai été forcé d'apporter pour fêter un anniversaire déjà lointain (une semaine) et nous initions nos invité(e)s au trempage de biscuits, rite incontournable du GSV. Après un petit café, nous suivons le Président dans la boucle touristique vers l'amont et le Siphon S2 (780 mètres) de triste mémoire. Heureusement que nous n'avons pas débouché la deuxième bouteille de Francis car ça glousse sec lors du passage de la poutre. Quelques photos plus tard nous sommes de retour au camp de base et concluons la visite vers 14 heures.

La Mescla est toujours un spot idéal pour l'initiation à la spéléologie car on y tâte de la corde, de la reptation, de l'équilibrisme et même (mais ce sera pour une prochaine fois) de la baignade dans une eau à 21 degrés. Dire qu'en 1936, les découvreurs du siphon Spada avait envisagé d'aménager la grotte pour des visites touristiques !

Retour au voitures avec vidage de bottes et travaux de couture en perspective pour le Président car la déchirure de William est désormais grande comme un billet de cinq cents euros. Finalement les trous au cul c'est comme l'inflation : par nature, ça ne peut que s'accroître...


Jérôme
(avec les photos de Francis)