11 janv. 2026

Deux trous en un à Roquefort-Les Pins

Participants : Daniel, Francis, Jérôme, Sacha, Yannick
TPST : 5h

Hormis la rime sympa du titre (enfin je trouve...), l'idée était le dépucelage en règle de Sacha et Yannick sur le passage de fractios et de dev's; pour ce faire c'est sur son secteur de prédilection que le Président a choisi deux trous d'une trentaine de mètres de profondeur : le 105-N2 et le Racine-poignée. Cette sortie a été plusieurs fois reportée pour cause de météo pourrie, de santé branlante des postulants ou de fêtes de fin d'année plus propices aux réunions familiales qu'aux sorties entre taupes.

Pour agrémenter la partie, Jérôme a amené son dernier gadget, un détecteur de CO2 qu'il a déjà testé en intérieur, coinçé par la crève dans sa piaule, à s'asphyxier tout seul... Faut savoir profiter des occasions. Le rendez-vous est au chemin du Debram à 9h30, bien connu de tous maintenant. Bien élevé, Yannick a apporté des viennoiseries.A mon avis il souhaitait un dépucelage en douceur...

Le temps de se fêter chacun un bon millésime 2026, de s'équiper par un petit 2 ou 3° heureusement pas venté, de passer près du Racine-poignée pour vérifier si l'aire du pique-nique prévue serait propice à un rayon de soleil bienvenu, et enfin de rejoindre le 105-N2, il est déjà quasiment 11h ! Dire qu'on démarre l'année tranquillement est un euphémisme. A noter qu'à l'extérieur du trou le détecteur de CO2 gueule déjà et nous avertit donc d'une mort imminente..

Malgré tout, Dada ouvre le chemin pour équiper et conseille Sacha, désigné comme première victime pour son dépucelage. Une petite main courante sur deux mètres environ et notre jeune ami se tape le P18 avec sa dev' et son fractio. S'en suit Jérôme chargé de guider Yannick pour les manips. Pilotés de main de maître par nos vétérans, père et fils atteignent le palier précédant le P8 terminal. Je les rejoint avec le titre envié de voiture-balai. Entre-temps les deux vieux ont vérifié la teneur en CO2 du P8 et leur remontée haletante a découragé nos deux dépucelés de frais (dépucelage partiel seulement, car il leur faut repasser fractionnement et déviation dans l'autre sens). Le détecteur a atteint son niveau maximum mais je tente le coup quand même et je descend le P8 plein de CO2. Après coup, j'en déduis que nos deux vieillards n'ont pas totalement récupéré des excès de la fin d'année car, de mon coté, la manœuvre a été totalement indolore.

Yannick ne perd pas son temps et nous fait de magnifiques clichés : à les découvrir plus tard, je n'ai pas l'impression d'avoir visité les mêmes cavités, c'est bluffant  ! Je vous les mets en vrac, pas la force de les trier...
































































 

Il est quasiment 13h quand la seconde partie de l'épreuve commence : la remontée. Jérôme attaque en crachant des morceaux de poumon bouffés par le C02 suivi de Sacha qui, comme souvent, râle un bon coup, cette fois sur son baudrier mal ajusté qui le fait souffrir au niveau des roubignolles. C'est que c'est fragile, les roustons d'un ado... Après moults encouragements, conseils et efforts, la mini troupe s'extirpe du 105-N2 avant la nuit.

On prend quand même le temps de recouvrir sérieusement l'entrée du puits avec des branches pour s'éviter la découverte ultérieure de cadavres de clebs ou autres bestioles chutées accidentellement.

Retour aux abords du Racine-poignée et l'on débouche la bouteille de Lirac tant attendue : souvenez-vous, elle avait survécu à l'aven de la Baume pour cause de tire-bouchon oublié par ma pomme (mine de rien j'ai eu droit à une remarque un peu rancunière , comme quoi la mémoire ne fonctionne pas avec les capacités pulmonaires...). Curieusement, malgré l'absence de feuilles dans les arbres on n'est pas brûlés par le soleil et on profite donc de notre pitance agrémentée dudit picrate qui titre ses 15°, d'un camembert Présidentiel mais aussi d'un café bienvenu et pour finir d'un cognac réconfortant amené par Jérome qui adore aller au fond des choses. Seul Sacha qui ne boit pas (encore...) reste gelé.

Le second aven est plus court. Le puits principal est équipé d'un faux fractio plein vide (il a tout le confort moderne avec de quoi poser les pieds) que les dépucelés du matin franchissent dans les deux sens the fingers in the nose. Démarrée vers 14h30 la visite ne dure que parce que le Président réclame une collection de photos à notre expert Yannick. Du coup il est presque 17 h quand nous entamons la courte odyssée du retour dans les bois à la suite du Vénérable. Retrouvailles avec nos chères chignoles, désapage express, serrages de louches, promesses de proches revoyures et retour au bercail... encore un dimanche comme on les aime.

 

Francis
(avec les photos de Yannick) 

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